J’ai rêvé de toi. Et ton visage a traversé la nuit, itinérant d’un sommeil lointain. La gare vibrait d’un souffle infini, et moi, perdu dans ce rêve ancien. [Pré-refrain]
 Je te revois, radieuse,
 devant mille lumières suspendues.
 Ton doigt pointé vers l’inconnu,
 et tout l’univers s’est retenu. [Refrain]
 À cet instant, il n’y avait que le présent
 dans tes mains, dans ton souffle vivant.
 Le passé dormait,
 le futur retenait 
sa lumière juste derrière le temps.
 Et ce qui fut reviendra,
 et ce qui manque viendra, tu verras. 
Mais ton visage glisse hors de mes bras, 
comme une fenêtre qui s’éloigne
 et ne revient pas. [Pont]
 Dans ce rêve, j’ai compris
 que même les étoiles finissent leur nuit.
 Mais ton éclat reste en moi,
 comme un signal qui ne s’éteint pas. [Pont instrumental] [Refrain final] 
À cet instant, il n’y avait que le présent,
 une pulsation dans le firmament.
 Et ce qui fut reviendra,
 et ce qui manque naîtra, je le crois.
 Ton visage s’efface mais reste là,
 comme une fenêtre qui s’éloigne 
et me parle tout bas…