J’ai porté le monde sur mes épaules, Sans voir qu’il pouvait marcher tout seul. I carried the world, thinking it was mine, Forgetting that love moves on its own time. J’ai appris à survivre, pas à rire, À lire les visages, pas les désirs. I learned to calm the storm in others’ eyes, And silenced the child who wanted to rise. Ils me disaient : “sois forte, sois sage”, Mais la sagesse a parfois le goût des cages. They said: “be strong, don’t cry, don’t stray,” And I forgot the sun knows how to play. Mon psy dirait : “Tu t’es confondue avec ton rôle.” Tolle soufflerait : “Laisse-toi redevenir tout.” Krishnamurti rirait doucement : “Regarde sans vouloir comprendre.” J’ai oublié de jouer, I forgot how to play. J’ai cru qu’aimer, c’était porter, I thought love meant to save. Mais la vie danse sans moi si je la retiens, Life plays best when I open my hands again. Je suis devenue la force des autres, Mais qui me tenait quand je tombais ? I gave my breath to those who drowned, And forgot to breathe my own sound. Le rire s’est caché sous le devoir, Mais la joie n’a jamais cessé de vouloir. Joy was waiting, quiet and kind, Behind the noise of my busy mind. Le Soi ne soutient rien, il rayonne. The Self carries nothing, it just shines. Le jeu, c’est la prière du vivant. Play is how the soul remembers time. J’ai oublié de jouer, I forgot how to play. Mais la vie me rappelle, That I’m made of clay. Moulée par l’amour, façonnée par la foi, Shaped by love, not by “why”. Laisse tomber les masques, les devoirs, les peurs, Let the child return, with laughter and flowers. La paix n’est pas dans le sérieux, Peace isn’t heavy it’s playful, it’s new. J’ai oublié de jouer, Mais je me souviens aujourd’hui. I forgot how to play, But now I dance with life in me. Ce n’est pas fuir, c’est renaître, It’s not escape, it’s rebirth. Rire, c’est prier sans mots, To laugh that’s heaven on Earth. Le Soi joue. The Self plays. Et la lumière… n’a jamais oublié ton nom.


