C’est notre première collab avec Princesse Akiko — et on est super contents du résultat. Un morceau un peu lourd, oui, mais juste. On a essayé de raconter sans tricher, avec pudeur et tension. On espère que vous ressentirez tout ce qu’on a mis dedans. Merci d’écouter. 💙 [Princesse Akiko] Ils passent la porte, corps usé, voix feutrée, Le sol tangue, l’ivresse masque ce qu’elle veut oublier. Un sourire en surface, mais ses mains cherchent un abri, Elle regarde autour : des cartons, des vies réduites en plis. Un cadre, un visage qu’elle n’a jamais vu, Un passé qui se cache, un reflet en trop dans la vue. "Un verre d’eau" dit-il, mais l’appel sonne faux, Il la nomme autrement, confusion dans l’écho. [Flowka] J’l’ai vue rentrer, colonne brisée, regard muet, comme un cri qu’personne capte sous un couloir trop nu. Lui fermait la marche, gestes lents, dos tendu j’ai senti l’poids d’un monde qu’elle portait sans tenue. Une fois j’ai frappé. Une fois, j’ai tenté l’signal, elle m’a répondu d’la voix qu’on garde quand on s’fait du mal. Depuis j’reste là, figé, fuyant comme un miroir, à ravaler ma voix jusqu’à m’en tordre la mâchoire. [Princesse Akiko] La cuisine suinte, gouttes battent comme un cœur en sursis, Sol mouillé, verres vides, et la peur qui surgit. Le verre tombe, le bruit masque un soupir, Elle saigne un peu, lui s’efface, refuse de se redire. Pansement introuvable, mais les cachets racontent, Des boîtes vides, des nuits longues, des douleurs qui confrontent. Un bruit au fond, une ombre danse derrière une porte, Clé absente, mystère épais, atmosphère morte. [Verse 2 – Titouan] Y’a des gouttes qui cognent plus fort que des cris d’humain, chaque battement d’eau m’répète que j’fais rien. J’me lève, j’recule, j’écoute un monde qu’on m’livre en miettes, avec un cœur qui gueule, mais des jambes en défaite. Les cachets s’alignent dans l’couloir comme des indices, mais l’pire c’est qu’j’les vois sans devenir complice. Chaque soir j’hésite à briser l’code, à déranger l’ordre, et chaque matin j’me lève avec c’poids qu’aucune loi n’absorbe. [Princesse Akiko] Il la regarde mais il n’est plus là, regard figé, Comme s’il fuyait un cri qu’il n’a jamais su gérer. Elle insiste, veut partir, la poignée ne répond plus, Le monde se referme comme une boucle malvenue. Téléphone muet, réseaux coupés, isolement parfait, Elle s’assoit, prise au piège dans ce théâtre imparfait. Une clé tombe, une serrure cède, une vérité s’ouvre, Un relent lourd, une image rouge, et la gorge qui s’dessoude. [Verse 3 Titouan] L’immeuble l’a senti, j’le jure, l’air lui-même tremblait, comme si les murs savaient c’qu’on s’obstinait à nier. J’ai croisé son regard une fois, vide comme un tunnel, et depuis, j’vois son ombre partout, même dan Elle regarde autour : des cartons, des vies réduites en plis. Un cadre, un visage qu’elle n’a jamais vu, Un passé qui se cache, un reflet en trop dans la vue. "Un verre d’eau" dit-il, mais l’appel sonne faux, Téléphone muet, réseaux coupés, isolement parfait, Elle s’assoit, prise au piège dans ce théâtre imparfait. Une clé tombe, une serrure cède, une vérité s’ouvre, Un relent lourd, une image rouge, et la gorge qui s’dessoude. [Verse 4 – Flowka] Elle dort plus ici, mais j’entends encore ses silences, ils marchent dans l’escalier, même sans présence. Il vit toujours là, lui, comme si rien s’était passé, comme si le temps lui avait jamais rien effacé. Et moi, j’passe devant sa porte comme devant une tombe, chaque carreau me reflète, j’me fuis mais retombe. J’ai su. J’ai vu. J’ai rien foutu. Voilà le vrai crime, c’est pas l’sien, c’est l’miroir que j’croise chaque matin qui m'termine.