
[Intro] Yo, Alphabet Phonk, lâche-toi sur le beat, fils de pute. [Vers 1: HYDRA MANE] Un serpent me tire vers l'abîme, toute foi c'est une arnaque pure, J'choisis de douter de mon origine, quel est le but de cette galère obscure ? Tentations sales de destruction m'tramènent près de la vérité brute, Avec la dévastation vient le prix d'un abus qu'on n'oublie pas, route. Et quand ils viennent te piquer ta liberté, résiste sans broncher, Inverse tes idées, appâte le pentagramme, ce monde c'est un voile à percer. Mes plans de délivrance m'ont plongé dans un trou noir et profond, Mais dans cette bande j'ai trouvé le moyen idéal pour prendre le command. Pacte sacré de vue neuve, crame le porc et saigne la chèvre, Une sorcière a sauvé mon esprit, et en secret j'comprends la veuve. Fais treize pas dans le vide, affronte la punition en solo, J'crache mon poison au curé qui croit calmer mon âme avec son baratin foireux. Cette pluie va tomber et avec les inondations arrive un message du mal, Une question me hante : survivrai-je au sommeil infernal ? J'peux pas stopper ce que j'suis, ma chaîne de fautes roule sur les rails du passé, Le diable m'a volé ma jeunesse, ces choix face au gouffre décident ton sort, cassé. Fuis la lumière, crois pas à la Bible, cette pourriture guette en embuscade, Le gouvernement traque ta faiblesse, mate d'en haut la plèbe avec rage. Pourris flics qui tiennent les lois, et nos valeurs partent en fumée, J'veux juste la paix, mais le bordel me colle comme une ombre fidèle. Sur ces murs j'gratte la croûte, dans la douleur j'ai trouvé un serment cruel, Et ces rites païens me montrent des preuves dans la pierre ancestrale. On vise à reforgé l'acier, la rage du Trio va bientôt exploser, fatale. [Vers 2: BAKER] Aujourd'hui c'est le jour où la vie te fait payer cash, Tu sens le poids d'exister, chaque aube c'est la même clash. Tu veux percer dans ce monde, alors salope, montre du cran vrai, Pas de pitié pour les faibles, ce que j'crache c'est des arts du mal. De mon crâne cette poésie m'empêche de dormir et me fait cogiter, Silence dehors, mais dedans j'entends que des hurlements de torture. Regarde les masses dans leur joug, ris pendant que la rage bout et gonfle, En file ils serpentent, obéissent et s'enroulent, suivent l'ordre qu'on leur colle. Dans le ciel le feu tombe sur des plaines bondées de monde, La terre se fissure et tout flambe, que des flammes à la ronde. Vidé de tout soin, j'bagarre toujours dans le désespoir le plus noir, Y a pas un fils de pute sur cette planète qui ose me défier au corps à corps. À ça tu rentres pas, je t'ai glissé dans le brouillard sans que tu captes, La manip c'est mon fix, ces mensonges se propagent comme un virus qui gratte. Depuis gosse j'savais la vérité, jamais aveuglé par des avis à la con, J'suis un mec qui décide, j'garde la coolitude face à l'exposition brute. Mauvais choix m'ont durci, sans guide j'suis devenu plus malin et muet, Vues sur la vie m'ont glacé l'âme, comment tu vis c'est ce qui te définit. Le jugement est rapide, choisis ton rôle avec ruse et ne te laisse pas traîner, Sois toi-même, ignore les aboiements de chiens, le succès c'est facile si t'es malin. L'isolement c'est la clé, j'ai besoin que de la Trinité dans le poing, Une succube fidèle pour moi, avec six gros pétards pour l'oubli qui cogne. Pas de paix, embrasse la défaite, aux mous je balance le chagrin, J'doute jamais d'un chié, salope, c'est la voie de l'alphabet phonk qui cogne.

