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On parle toujours (texte Sonine)

On parle toujours des mêmes choses Des gosses qui tirent à la kalash Tout ça pour un territoire ou du Hash J’en ai marre de ces temps moroses Et si on parlait un peu de la beauté ? Du bonheur simple que Dieu nous a donné ! Si on parlait des belles choses de la vie Comme par exemple une soirée entre amis Un bisou tout doux donné à la volée Son amoureux étreint sans calculer Glisser ma main dans la tienne en rougissant Un coucher de soleil sur la mer flamboyant La douce volupté d’une soirée d’été Le sourire enivrant d’un inconnu En marchant tranquillement dans la rue Les odeurs suaves du marché, le nez chatouillé, L’appétit émoustillé, une folle envie de tout croquer ! La musique qui fait vibrer et ton cœur emballé Un toit, ton hom-me, où te protéger, te lover Ou dans une soirée te souquer fermement Zouker dancer chalouper tendrement Profiter du jour pour balader Ou prendre le temps, doucement émerger Profiter de chaque seconde, chaque instant Arrêter de fuir, de courir tout le temps Toujours plus haut, plus loin, en avant Alors que la vie c’est ici et maintenant Sentir ton odeur, ta peau colorée épicée Ta chaleur, ton corps tout entier, te serrer J’en ai marre de ces temps moroses On parle toujours des mêmes choses Des amours contrariés, de l’absence de l’aimé Des valeurs et du jugement de notre société Je m’en balance de vos codes et de vos règles ! Je veux être libre, voler comme un aigle ! Mais vous seriez capables de me tirer À la kalash, au fusil, d’une main armée J’en ai marre de toutes ses choses, de vos idées Si petites, étriquées et bien normées Je rêve d’espace, de bonheur, de bonbons anisés De vapeur de sauna de douceur et volupté De Noël, de sapin et de boissons chocolatées Car l’hiver c’est bien pour se cocooner ! Au printemps comme les oiseaux roucouler Et l’été profiter de la mer et me baigner Encore avec les amis en soirée s’illusionner Refaire le monde et même le critiquer Glousser, minauder, rire à gorge déployée Vivre enfin ! Profiter de l’instant ! Cependant On ne le comprend que quand il n’est plus temps…