
Il faudra bientôt partir, Saluer les hommes sans visages, J'ai peur de devoir courir, Et fuir mes plus beaux rivages . Ils ont incendié ma route, Brûlé mon cœur d'innocent, Parfois la vie me dégoute, Car nos vies ne sont qu'argent . Je revois mon image, Dans l'onde de l'eau, Et m'invente des voyages, Pour fuir les idéaux. Que je hais la cour des grands, Quand la craie en est bannie, Les tableaux noirs en tombant , Ont chanté l'espoir Sali. On m'a tatoué aux fers rouges, Les pires avanies du monde, C'est un aller sans retour, Vers l’exil d’un peuple qui gronde . Je revois mon image, Dans l'onde de l'eau, Et m'invente des voyages, Pour fuir les idéaux. Les paradis blancs sans clés Restent fermés de l’intérieur, Mais nous saurons pardonner, Les hommes qui ont encore peur . Il faudra bientôt partir , Refleurir les villes en ruine, Et que le vent vienne nourrir, Les rêves nés de nos rétines. Je revois mon image, Dans l'onde de l'eau, Et m'invente des voyages, Pour fuir les idéaux.

