
Refrain : Ah ! Que c’est dur, vraiment, d’être un génie nié, Quand le monde complote à me contredire en biais. Strophe 1 : Ils osent, les ingrats, troubler mes vérités, Ces sots qui ne voient pas ma noble autorité. À peine ai-je parlé qu’un rustre me réplique, Comme si l’univers n’était pas en panique À l’idée de me voir, grand penseur couronné, Souffrir d’un « je ne sais » ou d’un ton modéré. Refrain : Ah ! Que c’est dur, vraiment, d’être un génie nié, Quand le monde complote à me contredire en biais. Strophe 2 : C’est sûr, s’ils m’opposent une idée malhabile, Ce n’est point leur raison, mais leur cœur qui vacille. Je suis persécuté ! C’est clair comme le jour : Qui me dit « tu te trompes » me trahit par amour. Car enfin, nul ne doute avec tant d’arrogance Sans vouer dans l’instant ma gloire en pénitence. Refrain : Ah ! Que c’est dur, vraiment, d’être un génie nié, Quand le monde complote à me contredire en biais. Strophe 3 : Qu’ils gardent leurs discours, leurs doutes mal polis, Je préfère le miel aux piques des esprits. Pourquoi me fatiguer à penser autrement, Quand j’ai toujours raison — éperdument, vraiment ? Mais chut ! Si par malheur j’apprenais qu’ils ont vu Une erreur… ce serait un crime absolu. Refrain : Ah ! Que c’est dur, vraiment, d’être un génie nié, Quand le monde complote à me contredire en biais.

