Chut... commence... Tu disais qu’on pouvait recommencer, effacer tout sans addition. Une vie sans souvenir, sans passé, sans condition. J’ai signé sous un autre nom, sans lire les lignes fines. Un battement sous tension, et j’ai dit oui, sans raison. Ahh... laisse venir... Si c’est éphémère, que ce soit doux comme l’air. Je préfère brûler un instant que d’attendre un lendemain lent. Essai libre, sans chaîne, sans plan, toi et moi, hors du temps. Pas pour toujours, non, mieux que ça — un éclair qu’on retiendra. (ahh... qu’on retiendra...) Tu disais : on peut tout stopper, sans regret, sans vérité. J’ai ri, comme si j’y croyais, puis j’suis restée sans bouger. Nos heures sans calendrier, nos gestes sans identité, un bonheur qui tremble un peu, mais qui n’fait de mal à Dieu. Si c’est du vent, tant mieux, on s’y perdra tous les deux. C’est peut-être ça, la raison, de nos fausses saisons. Essai libre, sans promesse, sans lien, toi et moi, dans nos mains. Pas pour toujours, non, mieux que ça — un souffle qu’on oubliera. (ahh... qu’on oubliera...) Ne demande pas où ça va, ni si ça reviendra. Certaines flammes ne durent pas — mais quelle lumière, ce soir-là... Essai libre, sans fin, sans détour, toi et moi, juste un jour. Pas pour toujours, non, mieux que ça — un mirage qu’on gardera. (ahh... qu’on gardera...) Essaie-moi, juste une fois, avant que tout s’en aille, toi et moi.