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Dernier Tour de Piste : La Nuit des Cabots !

V6

🇫🇷 Version française 🟦⬜🟥 🇺🇸 English Version ⬜🟥⬜ Dernier tour de piste : La nuit des cabots La poussière s'amasse au coin des vieux toits, On époussette un peu de sursis d'autrefois. Le temps est un pacte de verre et de suie, Où dorment les comptes que l'on a torchés. J’ai les doigts qui marquent les heures au crayon, Et l'esprit qui tangue en douce déraison. Regarde la vitre qui filtre le jour, Les reflets d'automne au bout de la cour. Ce n'est point du gibier qu'on prend au filet, Mais le fil des ans qui nous a trompé. La vie est une danse aux éclats de verre, Qui tourne en silence au seuil de l'hiver. Puisque tout s'effondre avec panache, Autant rire un coup sous la moustache ! Le sablier fuit, le rideau descend, On s'en contrefout élégamment. Oh, défait l'espace, ramène les jours, Dans l'usure du monde, on trace son parcours. Entre le doute et l'ire, entre l'ombre et l'élan, On est des profils qui crèvent l'écran. Puisque tout s'effondre avec panache, Autant rire un coup sous la moustache ! Le sablier fuit, le rideau descend, On s'en contrefout élégamment. L'espace se plie en un pâle linceul, Où le compte à rebours nous dévisage seul. On guette la fêlure, le hoquet du temps, Le cœur en suspens... et merde en riant. Sous nos talons la scène a des rides de velours, Qui attendent l'heure de nous jouer des tours. La lampe chancelle au front des miroirs, On solde les comptes de nos mémoires. On toise l'histoire au bord du seuil, Le grand répertoire n'a pas de cercueil. Saisis ton manteau, redresse le col, Le rideau s'apprête à clore le rôle. L'angoisse s'apaise, le jour vient ternir La nacre des songes qu'on a capturés. On rentre au logis, l'épaule légère, Laissant derrière nous le vent de la terre. Un dernier silence, un dernier sursaut, La scène est déserte, il ne reste plus un mot. ************** 🇫🇷 Version française 🟦⬜🟥 🇺🇸 English Version ⬜🟥⬜ The dust gathers at the corner of the old roofs, We dust off a bit of yesterday's reprieve. Time is a pact of glass and soot, Where the accounts we've botched lie asleep. I have fingers that mark the hours with a pencil, And a mind that sways in sweet unreason. Look at the pane filtering the daylight, Autumn reflections at the end of the courtyard. It is not game that one catches in a net, But the thread of years that has deceived us. Life is a dance of shattered glass, Spinning in silence on the threshold of winter. Since everything collapses with panache, Might as well have a laugh beneath the mustache! The hourglass slips, the curtain falls, We couldn't care less, with elegance all. Oh, undo space, bring back the days, In the world's weariness, we trace our path. Between doubt and wrath, between shadow and momentum, We are profiles that burst through the screen. Since everything collapses with panache, Might as well have a laugh beneath the mustache! The hourglass slips, the curtain falls, We couldn't care less, with elegance all. Space folds into a pale shroud, Where the countdown stares us down alone. We watch for the crack, the hiccup of time, Heart in suspense... and laughing, screw it all. Beneath our heels the stage has velvet wrinkles, Waiting for the hour to play tricks on us. The lamp flickers at the front of the mirrors, We settle the accounts of our memories. We size up history at the edge of the threshold, The grand repertoire has no coffin. Grab your coat, straighten your collar, The curtain is getting ready to close the part. The anxiety subsides, day begins to tarnish The mother-of-pearl of dreams we captured. We walk home, shoulders light, Leaving behind us the wind of the earth. A final silence, a final start, The stage is deserted, not a word left to part.