
Silence sidéral
Dans le noir, sans contours, Un soupir au milieu du jour. Pas d’écho, pas de témoin, Juste le vide et son lointain. Un grain de chair, une voix frêle, Perdue dans l’étendue éternelle. On nomme les étoiles, on leur donne des lois, Mais elles ne répondent pas. L’univers se tait, l’univers s’étire, Il ne promet rien, il ne soupire. Et nous, funambules sur la poussière, On cherche un sens dans la lumière. On dresse des temples, on grave des mots, Des pensées d’or sur des os. Mais là-haut, dans l’absolu sans fin, Personne pour tendre la main. Est-ce cela, notre vérité ? Un cri sans oreille, une beauté oubliée ? Ou bien… une perle au creux du néant, Un frisson court, mais brûlant ? L’univers se tait, l’univers s’en fout, Il ne regarde ni en haut, ni en nous. Mais c’est dans ce rien, ce silence immense, Que naît parfois notre danse. Alors on chante, pour ne pas sombrer, On aime, pour exister. Même si le ciel nous ignore toujours, On s’y accroche. Par amour. Par amour. Par amour. Par amour. Par amour. Par amour. Par amour. Par amour. Par amour. Par amour. Par amour. Par amour. Par amour.

