
Les poignets liés dans mon caveau, Les mains déliées sur mon piano, Je vide les larmes de mon corps, Pourquoi dois-je souffrir encore? Émanations d'odeurs fétides, Dégagées de mes larmes acides, Je suis seule plongée dans le noir, Face au silence qui me laisse croire, Que la vie, Que la nuit, Ce n'est pas un jeu, Mais un sort... Jamais je ne m'en sors. Je suis là, Le cœur à tout venant, Sous le souffle du vent, Mais je chante. Je suis loin, La lune n'est plus très ronde, Les noires s'accrochent aux rondes, Et je chante. Je chante. Mon oreiller s'est affaibli , Et mes rêves se sont endurcis, En cauchemars qui se répètent , Au milieu de cette tempête . Enlève moi, ça me tourmente, Je veux que ma douleur s'absente, J'ai l'impression qu'j'vais trébucher, A chaque fois ça m'fait penser, Que la vie, Que la nuit, Ce n'est pas un jeu, Mais un sort... Jamais je ne m'en sors. Je suis là, Le cœur à tout venant, Sous le souffle du vent, Mais je chante. Je suis loin, La lune n'est plus très ronde, Les noires s'accrochent aux rondes, Et je chante. Je chante. Emmène moi, virevoltant, En immortel, par tous les temps, Je te suivrai dans tes élans, Et ce sera mon dernier plan. J'ai décidé de déplier , Une ribambelle de papiers, Les lettres sont écrites en noir, Tout cela m'a laissé savoir, Que la vie, Que la nuit, Ce n'est pas un jeu, Mais un sort... Jamais je ne m'en sors. Je suis là, Le cœur à tout venant, Sous le souffle du vent, Mais je chante. Je suis loin, La lune n'est plus très ronde, Les noires s'accrochent aux rondes, Et je chante. Je chante. Et j'ai trouvé, Sous mon cahier, Ce bout d'papier, Qui a soigné... Mes blessures... Mes blessures. Je suis là, Le cœur à tout venant, Sous le souffle du vent, Mais je chante. Je suis loin, La lune n'est plus très ronde, Les noires s'accrochent aux rondes, Et je chante. Je chante.

