
À la dernière séance, le décor se déplace. Il me tend la main, la nuit s’efface. Il m’emmène ailleurs, dans sa bulle au cœur d’azur. La Terre au loin, petite lueur, un lit d’or, sa singulière allure. Mon sorcier a feint l’innocence, m’a demandé des cours de science . Il sème la décadence avec indécence, m’enlace, m’embrasse, esquisse mes sens. Il s’essouffle dans mes soupirs, les suit, les suscite… Tous mes sens s’éveillent, mon sixième s’invite. Je veux te rendre fou, fou de mes silences et de mes danses. Sens dessus-dessous, tu perds la voix, je sème le feu, je mène la cadence. Je souffle, tu frémis, tu t’avances… Je veux te rendre fou de moi. S’allume l’appétence, gagne en incandescence, s’emballe la cadence, monte, monte, monte la puissance, la puissance explose, fracasse le silence. Je veux te rendre fou, fou de mes silences et de mes danses. Sens dessus-dessous, tu perds la voix, je sème le feu, je mène la cadence. Je souffle, tu frémis, tu t’avances… Je veux te rendre fou de moi.

