
[INTRO — guitare acoustique seule, picking doux, quelques notes de guitare électrique très aériennes, respiration de la pièce] [COUPLET 1 — voix masculine mature, chaude, proche du micro, presque parlée. Guitare acoustique fingerpicking. Basse très discrète entre progressivement] Y'avait un banc au bout de l'allée J'sais pas pourquoi j'ai cru qu'il m'appelait J'ai regardé une fois encore Comme une invitation venue d'ailleurs J'me suis assis, j'ai vu le ciel Le bleu d'azur m'aveuglait les yeux J'sais pas pourquoi j'étais heureux Comme si le temps s'était fait silencieux [INTERLUDE — petite réponse de guitare électrique, 2 mesures, silence respiré] [COUPLET 2 — guitare acoustique en accords ouverts, basse ronde, percussion légère aux balais] Des rendez-vous plein les poches Le temps qui filait sans voir mes proches Y'a des moments dans l'existence Où l'on se demande ce qu'il y a d'important Une petite fille jouait au ballon Sans inquiétude depuis son balcon Elle m'a souri de loin gentiment Je lui ai fait un signe tout simplement [REFRAIN — ouverture musicale, batterie organique douce, basse plus présente, guitare électrique mélodique en réponse. Voix plus ample mais toujours naturelle] On passe ses jours à tout contrôler On passe ses nuits à méditer Ce monde nous prend Ce monde nous brise Mais le bonheur, lui, n'attend pas Il est bien là, n'attend pas [INSTRUMENTAL COURT — guitare électrique chantante, chaleureux, aucune virtuosité] [COUPLET 3 — retour plus intime, guitare acoustique + piano très discret en soutien harmonique] J'ai repensé aux dimanches sans urgence Aux matins qui s'étiraient en silence Aux cafés refroidis sur le coin de la table Et aux petits bonheurs qui rendaient tout possible J'ai repensé aux visages familiers À ces éclats de rire qu'on croyait oubliés À tous ces petits riens semés sur le chemin Qui deviennent avec le temps les plus beaux lendemains [PONT — instrumentation allégée, guitare acoustique et voix presque seules. Laisser respirer les silences] Le soleil descendait derrière les branches Et l'ombre du banc gagnait doucement J'ai regardé le monde qui dansait Comme si j'avais tout le temps devant moi Un vélo passait, une porte s'ouvrait Quelqu'un chantait derrière un volet Et j'ai compris, sans chercher pourquoi Que le bonheur avait toujours été là [MONTEE — batterie et basse reviennent progressivement, guitare électrique lumineuse] J'ai regardé ma montre, elle avait pris de l'avance Comme si les heures avaient changé de cadence J'ai souri en pensant à tous mes rendez-vous Et pour une fois, je n'étais pressé de rien du tout J'ai repris le chemin au milieu des jardins Le cœur un peu plus léger qu'au petit matin J'ai pensé à ceux qui m'attendaient quelque part Et j'ai marché plus doucement jusqu'à chez moi, ce soir [DERNIER REFRAIN — plein mais jamais massif, chœurs masculins très discrets sur les fins de phrases, guitare électrique lumineuse] On passe ses jours à tout contrôler On passe ses nuits à vouloir tout prévoir Ce monde nous prend Ce monde nous brise Mais le bonheur, lui, n'attend pas Il est bien là, n'attend pas [OUTRO — instruments qui se retirent progressivement, guitare acoustique seule] Alors j'vais laisser les heures passer J'vais prendre le temps de les regarder Un peu moins courir, un peu plus aimer Et laisser la vie faire ce qu'elle sait faire [DERNIÈRE OUVERTURE — voix douce, guitare acoustique + guitare électrique très légère] Parce que le bonheur, lui, n'attend pas Il frappe doucement, parfois tout bas Il suffit d'un banc, d'un rayon de soleil Pour comprendre qu'on était déjà là [OUTRO — dernière note acoustique laissée résonner naturellement]

