
[Instrumental Intro] [Spoken] Celle-là, vous la connaissez… Les soupirs du crépuscule. [Verse] La nuit referme ses volets, Je glisse au bord de mon reflet. Dans le miroir passent des ombres Qui portent mes jours en décombres. Les étoiles, froides, parfaites, Font le compte de mes défaites, Et je cherche, à tâtons, l'aurore Que ma fenêtre ignore encore. [Pre-Chorus] Entre la cendre et la lumière, Un frisson court sous la paupière ; Un battement, presque un aveu, Qui ne tient plus qu'à un cheveu, Et le temps, soudain suspendu, Retient ce qui était perdu. [Chorus] Les soupirs du crépuscule Me guident, pieds nus, somnambule, Sur le fil de la pendule Où toute ma nuit bascule. Naufragée de l'heure obscure, J'ai du feu dans la blessure, Et je cherche à perdre haleine La lueur qui me ramène. [Verse] Je foule des songes brisés, Pieds nus sur leurs bords irisés ; Chaque pas me livre un combat, La nuit me tire vers le bas. Le passé, de ses doigts de glace, Me prend la gorge, puis m'enlace ; Il fouille jusqu'au fond de l'âme : Captive, je ne suis plus femme. [Drop] Un cri fend le silence, Le feu monte et s'élance, La nuit craque et chancelle, Mon cœur cogne contre elle. Plus de murs, plus d'entraves, Je danse dans la lave, Je me lâche, je vole, Sans retour, sans boussole. [Guitar Solo] [Bridge] Mais au cœur même de la nuit, Une petite braise luit. Je la prends au creux de mes paumes Et j'y souffle tout un royaume ; Le manque, lui, me tient debout, Contre la folie, contre tout. [Pre-Chorus] Dans la pénombre je m'égare, L'écho frappe sans crier gare ; La douleur, ancrée dans la chair, Me retient au bord du mystère. Mais l'aube hésite à la fenêtre, Et je sens quelque chose naître. [Verse] Au seuil du jour, une promesse Passe sur moi comme une caresse. Je n'étais plus qu'un corps qui tremble ; Mon souffle et moi tenons ensemble. Un pas, un autre, en confiance, Je marche vers ma délivrance. [Chorus] Les soupirs du crépuscule Me guident, pieds nus, somnambule, Sur le fil de la pendule Où toute ma nuit bascule. Naufragée de l'heure obscure, J'ai du feu dans la blessure, Et je cherche à perdre haleine La lueur qui me ramène. [Piano solo] [Outro] [Soft] Au tout premier rayon, je m'éveille en sursaut, Le cœur encor brûlant de mes ombres d'hier. Que m'est-il advenu dans ce long souffle chaud ? [Whispered] Et pourtant tout se tait, le silence est si clair. Mes draps froissés, défaits, gardent l'odeur du feu, Comme l'écho secret d'une nuit sans retour. Tout s'est enfin calmé, mais moi je doute un peu : Qu'ai-je perdu, qu'ai-je gagné au petit jour ?

