
Le rouge du calendrier apaise la ville. Le silence des rues principales, désormais loin de leur agitation. Dans un coin du jardin, des roses roses se déploient doucement, comme en fête. Le murmure des insectes réveillés accompagne l'été. En levant les yeux, la lumière de l'été est déjà là. Elle est douce et blanche, sans éblouir. Même le contour du ciel bleu demeure flou. Même en projetant l'ombre de ma paume, mon cœur reste au loin. Évitant la foule, je me dirige vers un lieu où je peux être seul. Un après-midi mélancolique emplit doucement mon cœur. Laissons de côté le tumulte du quotidien un instant. Et allons sur cette plage où les vagues viennent se briser en douceur. Dis, tu connais des endroits sympas ? Soudain, le ciel s'assombrit et un murmure, comme une pluie passagère, s'élève. Une pluie battante plonge la ville dans une pénombre tranquille. L'odeur de l'asphalte et le grondement de l'eau déchaînée... C'est un rituel éphémère qui purifie le monde. Évitant la foule, je me dirige vers un lieu de solitude. Un après-midi mélancolique emplit mon cœur d'une douce mélancolie. Un lieu où les vagues dessinent des reflets argentés. Je veux juste me laisser bercer sur une rive dont j'ignore le nom. Dis, tu connais des endroits sympas ? Dans le jardin, après la pluie, les gouttes scintillent sur les roses. Je sens l'été qui approche. Je marcherai vers un endroit paisible, suivant mon cœur. Marchons dans le vide de mai.

