
La maison est vendue, le café refroidit, Il ne reste plus que moi. Quand un voyage s'achève, un autre vous invite, La liberté n'a pas de prix. Buvons aux années qui s'en vont. Laissons les fantômes changer d'horizon. Ouvre donc la porte, laisse hier derrière toi, Le monde commence ici. Quand ta vie t'appartient, tu peux tendre les mains À tous ceux qui croisent ta vie. C'est toi qui choisis le chemin. Ferme les yeux... s'il le faut, pleure un peu. L'amour n'a rien laissé, Rien que j'aie voulu garder. Il passait comme un train dans la nuit. L'espoir m'a fait tenir, Mon petit grigri, Quand je ne savais plus où j'allais. La foi m'a accompagné, Puis elle s'est éloignée. La joie... on verra bien. Donne-moi du cœur, donne-moi du courage, Donne-moi la force d'aller. Donne-moi le temps perdu, s'il en reste un peu, Avant qu'il ne soit envolé. Sois mon ami, sois mon ennemi, Mais sois prêt lorsque viendra le départ. Par-dessus les pierres, les montées, les hivers, Vers un matin qu'on ne connaît pas. Quand les plumes voleront dans le vent, Souhaite-moi bon vent... jamais adieu. L'amour n'a rien laissé, Rien que j'aie voulu garder. Il passait comme un train dans la nuit. L'espoir m'a fait tenir, Mon vieux grigri, Jusqu'au bout du chemin suivi. La foi m'a accompagné, Puis elle est repartie. La joie... c'est mon doudou. Et ça me suffit.

