
On a enfin apaisé mon angoisse. Ma peur atroce... Ma peur de quoi ? Pourquoi Un tel effroi ? Pourquoi Cet affolement permanent ? On a enfin fait taire le loup Qui hurlait, hurlait dans mon ventre. Ma trachée s'est desserrée Progressivement, J'ai saisi de l'air ! Le désespoir a reculé. L'eau noire des ponts s'est éloignée De mes pensées… On a enfin apaisé mon angoisse. ---------- J'avais mes enfers, J'avais aussi mon ciel. Et je suis tombé des nues. Je me suis éclaté Sur le plancher des vaches Comme un ange déchu Qui a perdu ses arcs-en-ciels ! J'ai perdu les galaxies Où je volais avec les astres, Où je jonglais avec les mots, Les sons et les couleurs… — J'ai perdu l'inspiration. J'ai perdu l'inspiration !!! Je pleure mon essentiel. Je débordais d'émotions, De passions Dont je gonflais mes créations ! Je regorgeais d'inventions ! J'ai dû réduire la voile. J'ai dû absolument réduire la voile. Ça faisait trop mal, Depuis trop longtemps. — Je sais : sans ciel ni enfer, Sans excès, Sans grande inspiration, Ça fait très mal aussi. Mais bon… ---------- On a enfin pansé mes plaies à vif. On m'a permis De m'allonger, D'arrêter de courir ! J'ai enfin pu cesser De faire semblant Pour ne pas déranger… On m’a mis en congé. J'ai enfin pu dormir, J'ai enfin pu souffler. J'ai pu ne presque plus penser !!! Ne plus penser… On a enfin pansé mon cœur à vif… ---------- J'avais mes enfers, J'avais aussi mon ciel. Et je suis tombé des nues. Je me suis éclaté Sur le plancher des vaches Comme un ange déchu Qui a perdu ses arcs-en-ciels ! J'ai perdu les galaxies Où je volais avec les astres, Où je jonglais avec les mots, Les sons et les couleurs… — J'ai perdu l'inspiration. J'ai perdu l'inspiration !!! Je pleure mon essentiel. Je débordais d'émotions, De passions Dont je gonflais mes créations ! Je regorgeais d'inventions ! J'ai dû réduire la voile. J'ai dû absolument réduire la voile. Ça faisait trop mal, Depuis trop longtemps. — Je sais : sans ciel ni enfer, Sans excès, Sans grande inspiration, Ça fait très mal aussi. Mais bon… ---------- On m'a enfin tiré de mon tombeau. On m'a enfin ramené de mes enfers ! Il était temps… Ça ne pouvait plus durer. J'avais le cerveau en bouillie. Ça bouillait dans mon chaudron ! Je remuais, Mais ça ne tournait pas rond. Même comme sorcier, Je n'étais pas bon. Je me brûlais sur la fonte De mon crâne, Ça débordait, La matière grise fondait… On m'a enfin redurci le cerveau. ---------- J'avais mes enfers, J'avais aussi mon ciel. Et je suis tombé des nues. Je me suis éclaté Sur le plancher des vaches Comme un ange déchu Qui a perdu ses arcs-en-ciels ! J'ai perdu les galaxies Où je volais avec les astres, Où je jonglais avec les mots, Les sons et les couleurs… — J'ai perdu l'inspiration. J'ai perdu l'inspiration !!! Je pleure mon essentiel. Je débordais d'émotions, De passions Dont je gonflais mes créations ! Je regorgeais d'inventions ! J'ai dû réduire la voile. J'ai dû absolument réduire la voile. Ça faisait trop mal, Depuis trop longtemps. — Je sais : sans ciel ni enfer, Sans excès, Sans grande inspiration, Ça fait très mal aussi. Mais bon… —------- © Arthur Sens 2026 Paroles originales, tous droits réservés

