
La nuit s’ouvre… comme un secret… Sous mes paupières… encore fermées… Des pas légers… dans le silence… Quelqu’un m’appelle… sans présence… Les murs s’effacent… doucement… Le temps devient… comme absent… Et dans l’air flotte… une lumière… Qui ne vient pas… de la terre… Je ne sais plus… où je vais… Mais je sais… que c’est vrai… Dans le rêve des filles… le monde est fragile… Comme un fil de lumière… qui traverse la mer… On garde en nous… des éclats si doux… Des choses qu’on ne dit pas… mais qui vivent là… Je vois des visages… flous… Qui me ressemblent… un peu… Elles avancent… sans bruit… Comme des ombres… infinies… Une robe tourne… dans l’air… Sans poids… sans frontière… Et je comprends… sans parler… Qu’on est mille… à rêver… On se frôle… sans se voir… Dans le même… miroir… Dans le rêve des filles… le monde vacille… Mais ne tombe jamais… comme un souffle léger… On garde en nous… des silences fous… Des vies qu’on n’a pas vécues… mais qu’on a connues… Et si tout ça… était plus vrai… que moi… Dans le rêve des filles… je suis là… et je ne tombe pas…


