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LES CHOSES QU’ON REMET À DEMAIN.

LES CHOSES QU’ON REMET À DEMAIN =============================== [Intro — guitare acoustique seule, fingerpicking délicat, respiration naturelle] [Couplet 1 — voix masculine intime, proche du micro, presque parlée] Le téléphone attend sur la table, Le prénom d'un ami dans l’écran. J’ai toujours une excuse valable, Un rendez-vous, un contretemps. Je me promets de passer dimanche, Puis dimanche ressemble au précédent. La vie nous pousse, la vie nous branche À des urgences qui n’en sont pas vraiment. [Pré-refrain — la voix s’ouvre légèrement, basse chaude très discrète] On remplit les heures à ras bord, Pour avoir moins peur du silence. On croit qu’on maîtrise encore Tout ce qui dépend de nos absences. [Refrain — voix plus ample mais retenue, accords ouverts, percussions organiques légères] On se dit : « Je passerai demain, J’ai encore tant de choses à faire. » On pose l’amour dans un coin, Comme une lettre dans un tiroir. Et puis les jours filent sans bruit, On ne les voit même pas partir. On voulait juste prendre son temps, On n’avait pas prévu de vieillir. [Couplet 2 — retour intime, guitare fingerpicking, deuxième guitare en réponses] Il y a cette vieille photographie Qui dort au fond d’un carton brun. Des sourires et toute une vie Qui tient dans le creux de nos mains. Il y a cette chanson commencée Sur une guitare au fond du grenier. Quelques accords, quelques années, Et tant de choses à terminer... [Pré-refrain — tension douce, basse et percussion entrent progressivement] On attend toujours le bon moment, Celui qui serait enfin tranquille. Mais le bon moment, étrangement, A toujours quelque chose de fragile. [Refrain — plus ouvert, batterie légère, deuxième guitare mélodique] On se dit : « Je passerai demain, J’ai encore tant de choses à faire. » On pose l’amour dans un coin, Comme une lettre dans un tiroir. Et puis les jours filent sans bruit, On ne les voit même pas partir. On voulait juste prendre son temps, On n’avait pas prévu de vieillir. [Pont — émotion retenue, instrumentation allégée, voix très proche] Alors ce matin, j’ai pris la route, Sans prévenir, sans raison précise. J’avais fini de compter les doutes, J’ai décollé de ma banquise. J’ai poussé une porte familière, Quelqu’un m’a dit : « T’étais où ? » J’ai répondu : « J’étais dans ma vie… Et je crois que j’étais partout sauf là. » [Pont instrumental — 8 à 12 secondes, guitare acoustique mélodique, basse chaude, percussion légère, respiration avant le dernier refrain] [Dernier refrain — montée progressive, voix plus large, chœurs discrets] Alors je passerai dès demain… Non, finalement, j’y vais ce soir. J’ai compris qu’on perdait en chemin Tout ce qu’on croyait pouvoir revoir. Les jours continueront leur bruit, Les années feront ce qu’elles savent faire. Mais tant qu’il reste encore aujourd’hui, Je ne remettrai plus rien à demain. [Outro — instrumentation qui retombe, guitare seule, voix presque nue] On croit toujours qu’on aura le temps… [Micro-silence — laisser la phrase respirer] On n’avait pas prévu de vieillir. [Instrumental fade out]