
- Une œuvre originale de Uther el Conti, réalisée avec assistance créative - © Copyright 2026 - This song is part of the playlist "LE QUATRIÈME SOMMET" https://suno.com/playlist/cbea4e0c-6708-45a6-ae04-577f25e6eb95 ____________________ Aucune piste n’est conçue pour être isolée. L’album fonctionne comme un processus continu. ____________________ [Intro] Le chiffon était devenu gris. J’ai pensé : c’est encore une façon de vouloir être propre. Je l’ai posé. La table est restée sale. [Couplet 1] J’ai décroché les mots du mur, Gratté les noms sur les tiroirs. Tout ce qui prenait une forme Me rappelait une mâchoire. J’ai dit : Plus rien n’est obligatoire. Puis j’ai veillé qu’on n’oublie pas. Quelqu’un voulait garder son heure. J’ai demandé : Pourquoi celle-là ? Je dénouais jusqu’aux ficelles Qui retenaient le bois mouillé. Quand tout s’est répandu par terre, J’ai dit : Il fallait essayer. [Pre-Refrain] Chaque phrase avait sa sortie, Chaque promesse son revers. Je gardais toujours dans ma bouche De quoi défaire ce que j’offrais. [Refrain] Tout fond, rien ne passe. Je remue et je reste là. Je fais de la place, Puis je m’étends dans chaque pas. Tout fond, rien ne passe. Même ton cri me parle de moi. Tu es là, juste en face. Comment fais-tu pour être si loin ? [Couplet 2] Tu m’as parlé d’une cuisine, D’un manteau laissé dans l’entrée, De cette odeur de mandarine Qui te revient certains étés. J’ai dit : Nous fabriquons l’enfance Pour rendre le présent moins nu. Tu as replié dans ta manche La main que je n’avais pas vue. Tu m’as dit : Tu ramènes tout À ce qui se passe dans ta tête. J’ai répondu : Oui, je le vois. J’étais content de le reconnaître. [Refrain] Tout fond, rien ne passe. Je remue et je reste là. Je fais de la place, Puis je m’étends dans chaque pas. Tout fond, rien ne passe. Même ton cri me parle de moi. Tu es là, juste en face. Comment fais-tu pour être si loin ? [Pont] Tu m’écoutes ? J’ai dit : Ce que tu dis me fait comprendre quelque chose sur moi. Tu as fermé les yeux. Je te parlais de ma mère. J’ai cherché ce que cette phrase venait changer en moi. Tu as reculé ta chaise. [Couplet 3] J’allais te dire : Reste encore. J’ai voulu vérifier pourquoi. Besoin d’amour ou peur du vide ? Le temps de voir, tu n’étais plus là. J’ai repris notre conversation, Déplacé les torts, changé l’éclairage. Je t’ai donné cent fois raison Sans te laisser finir ta phrase. La pluie avait cessé dehors. On emportait les bols, les restes. Je tournais ma cuillère à vide. Le fond grinçait sous chaque geste. [Refrain Final] Tout fond, rien ne passe. Je remue et je reste là. J’efface jusqu’à ma trace, Mais je surveille où elle va. Tout fond, rien ne passe. J’ai toujours de quoi répondre. Tu as quitté ta place. Je parle encore à ton ombre. [Outro] Sur la vitre, j’ai soufflé doucement. J’ai tracé du doigt : Écoute. Puis j’ai effacé le mot. Derrière, mon visage.

