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Les Frères Du Vent - La note avant l'oubli

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V5.5

[Intro parlée — voix sèche, presque agressive, brouhaha de bar] Regarde-moi. Arrête de faire le malin. Tu bois pas pour le plaisir — tu te planques. Et ici, on planque rien. Alors écoute bien… Tu bois ? Tu paies. Avant... Point barre... [Couplet 1] La guitare cogne sec, comme une gifle que t’as méritée, Tes yeux puent la fuite et les nuits mal digérées, Trois verres, deux excuses, t’as plus rien de droit, Même ton reflet te crache dessus, t’as vu l’état ? Tu gueules pour couvrir la honte qui t’étrangle, Mais même bourré, t’arrives pas à te mentir sans trembler. [Refrain] Si tu bois pour oublier, frère, fais pas l’con, Le passé s’efface pas, il change juste de ton, Et quand la lumière revient, froide comme une lame, Y’a toujours une note… et ton nom dessus, en flammes. [Interlude instrumental — violon nerveux, coups secs de guitare] [Couplet 2] Elle s’est barrée — normal, t’étais déjà absent, Alors t’achètes du courage en bouteille, pathétique, transparent, Tu joues au dur mais t’es creux, ça sonne faux, Même ton ombre hésite à rester dans ton dos. Le comptoir t’a cerné, t’es un cas classique, Un de plus qui confond fuir et faire le tragique. [Refrain] Si tu bois pour oublier, frère, fais pas l’con, Le passé s’efface pas, il change juste de ton, Et quand la lumière revient, froide comme une lame, Y’a toujours une note… et ton nom dessus, en flammes. [Interlude instrumental — solo rapide, presque agressif, puis arrêt brutal] [Couplet 3] T’as plus un rond mais tu commandes encore — sérieux ? Tu crois que la vie fait crédit aux lâches et aux douteux ? Ton rire est cassé, ça grince, ça pue la fin, Même les ivrognes te regardent et se disent “pas lui, pas demain”. Tu touches pas le fond — t’es en train de creuser, Et chaque verre en plus, c’est toi que tu viens d’enterrer. [Refrain] Si tu bois pour oublier, frère, fais pas l’con, Le passé s’efface pas, il change juste de ton, Et quand la lumière revient, froide comme une lame, Y’a toujours une note… et ton nom dessus, en flammes. [Interlude instrumental — percussions sèches, tension qui monte] [Couplet 4] Alors relève-toi, ou reste au sol mais assume, Arrête de pleurnicher dans ton verre de rhum, L’oubli t’a baisé — ouvre les yeux une fois, C’est pas lui qui te sauve, c’est toi… ou rien du tout, crois-moi. Si tu bois, fais-le droit, sans te cacher derrière, Mais paie ce que tu dois — et surtout, paie-toi en face, mon frère. [Refrain — final, martelé lentement] Si tu bois pour oublier, frère, fais pas l’con, Le passé s’efface pas, il change juste de ton, Et quand la lumière revient, froide comme une lame, Y’a toujours une note… et ton nom dessus, en flammes. [Fade out — voix parlée, froide] Ouais… voilà. C’est pas la boisson qui te détruit… C’est ce que t’essaies de fuir. Mais la note… Elle, elle oublie jamais. (violon grinçant, silence lourd)