
Sunovers • I
Je me réveille sous un ciel étranger, Là où chaque horizon m’est encore inconnu, Des lueurs traversent la nuit sans s’arrêter, Et pourtant… je sens que je ne suis plus perdu. Je marche entre des lumières brisées Une ombre se divise pour chaque émotion, Elle traverse les reflets de l’humanité, Donnant à chaque sentiment une chanson. Je continue, perdu dans mes pensées Chaque détour dévoile un nouveau monde Une girafe porte un homme N.R.V. Et derrière chaque pas la terre gronde Chaque rue cache un secret Chaque visage raconte une histoire Des mondes différents sous mes pas Et pourtant, je commence à y croire Puis un signal traverse le silence Une voix venue d’un autre endroit Des mots dénués de sens Résonnant étrangement en moi Naviss… ! Oden… ! Et un slogan s’illumina Le chemin vers ce qui se trouve au-delà… Des mondes différents, un même son Des âmes différentes, une même chanson Aucun jugement, aucune comparaison, Et pour chaque accord une nouvelle vibration… Des mondes différents, brillants à l’unisson Peu importe la distance ou la direction… Chaque rêve devient une porte Chaque voix porte un nom… Dans une rue adjacente, bien plus obscure Des yeux vairons illuminent les structures Cette ombre étrange descend de sa monture S’élançant dans l’ascension d’un gigantesque mur… La lumière s’égare au bord du réel Et les ombres racontent ce que l’œil dissimule Entre ce que la photo révèle Et ce que l’esprit fabule Puis vers une fenêtre, mon regard s’est posé, Une voix d’un autre âge s’élève dans la nuit, Comme un souvenir que le temps n’a pu briser, Une archive du passé qui refuse l’oubli Un Phénix fend la nuit dans un brasier de ciel, Son cavalier me salue avant de repartir, Leurs silhouettes s’effacent dans un éclat démentiel, Et le monde, un instant, semble soudain s’ouvrir. Des mondes différents, un même son Des âmes différentes, une même chanson Aucun jugement, aucune comparaison, Et pour chaque accord une nouvelle vibration… Des mondes différents, brillants à l’unisson Peu importe la distance ou la direction… Chaque rêve devient une porte Chaque voix porte un nom… J’ai trouvé un homme au milieu des ruines Un chapeau et une guitare entre les mains De petits yeux l’écoutaient en silence Comme s’ils connaissaient déjà le refrain Et j’ai enfin compris… Ce n’était pas le monde qui comptait, Ni les créatures, ni les histoires, Ni même les chemins que nos pas traversaient, Mais ce qui demeure au-delà du hasard. Nous sommes des étrangers sous le même ciel, Des noms, des horizons différents Mais lorsqu’une mélodie s’éveille, Quelqu’un l’écoute, silencieusement Des mondes différents, un même son Des âmes différentes, une même chanson Vos univers me transportent Et accompagnent mes transmissions… Des mondes différents, vibrants à l’unisson Peu importe le contexte ou la formulation… Chaque rêve ouvre une porte Et la clef… c’est la passion…


