
Un énorme soleil rougeoyant Recouvre nos paupières Silencieuses Nos corps huilés Sur de grandes chaises-longues Chercheraient, peut-être, le moindre prétexte Mais nous sommes avec d’autres, engagées Frustrant les désirs Interdits Et si… Soudainement Nous étions transportées Dans une chambre aux volets mi-clos Un salon bien tranquille Un jardin Bien protégées De ces rumeurs du monde Des jugements et des qu’en dira-t-on Si nous pouvions disposer nos corps Aux regards de l’autre Indécentes Mues par l’envie On parcourrait de nos doigts De tendres territoires inexplorés Ces zones humides si sensibles Réservés aux amants Ces recoins Cherchant l’émoi Par des caresses préparées Je te soumettrai par ma tendresse Lorsque tu abdiquerais en jouissance Quand je mordrai ton cou Exaltée Tes reins cambrés Et tes muscles tendus, brûlants Chercheraient la fusion de nos deux corps Enivrées par nos impertinences Tes muqueuses trempées Assouvies Et si… Pour une fois Tu t’avançais vers moi Sans le fardeau de ces préjugés Laissant choir ton masque Libérée Et si… Soudainement Nous étions transportées Tu oublierais Ces liens absurdes qui te rongent Ce logement familial, avec piscine... Où l'énorme soleil rougeoyant Recouvre nos paupières Silencieuses.

