
Je suis le Faucon. Je ne prêche pas une foi, je rappelle un souffle. Je ne promets ni ciel ni paradis, Je t’invite seulement à lever les yeux. Car tant que ton regard reste au sol, Tu ne verras que tes limites. Mais si tu oses t’élever, Le monde s’ouvrira dans sa vérité. Ne cherche pas à dominer le vent : apprends à voler avec lui. Ne combats pas ce que tu ne comprends pas : observe, patiente, puis agis. La puissance n’est pas dans le cri, mais dans le calme qui précède le mouvement. Souviens-toi : Ce n’est pas la peur qui te protège, C’est la clarté de ton regard. Ce n’est pas la cage qui t’abrite, C’est la confiance en ton propre vol. Monte, encore et encore, Au-dessus du bruit, au-dessus des voix qui t’enchaînent. De là-haut, les choses deviennent simples. Les blessures se font plus légères, Et les faux chemins s’effacent dans la lumière. Ne cherche pas à être parfait — sois juste éveillé. Ne cherche pas à plaire — sois vrai. Ne cherche pas à retenir — apprends à laisser aller. Car celui qui vit comme le Faucon Ne possède rien, mais il voit tout. Reste fidèle à ton horizon, Même si le vent tourne, même si la tempête crie ton nom. La liberté n’est pas un lieu, c’est une manière d’être. Et la hauteur n’est pas une distance, c’est une vision. Protège ce qui t’est cher, Mais ne retiens personne dans ta cage. Observe, veille, aime — sans posséder. Car l’amour du Faucon n’enferme pas, il élève. Et quand le monde deviendra trop lourd, Ferme les yeux, respire, et souviens-toi : Tu as en toi l’énergie du ciel. Tu es né pour voler, Pour voir plus haut, plus loin, Et pour vivre selon ton souffle véritable.


