C’est samedi, je chasse la poussière, Je note au passage des bribes d’idées. Tout à l’heure, en passant la serpillère, Mon cahier se remplira sans difficulté. Demain dimanche, au fil du repassage, Je fouillerai des sujets qui me passionnent, Pour que plus tard, après moultes lavages, Mes textes sonnent en rimes qui résonnent. Je suis un auteur du dimanche, Entre poussière et serpillère, Je m’y prends sûrement comme un manche, Emballé, néanmoins, j’écris mes prières. C’est samedi, je ramasse les miettes, Les derniers mots tombés de mon cerveau. Je les fais briller pour que ça en jette, Sous la plume complice de mon ami Pierrot. Demain dimanche, en rangeant la vaisselle, Je jouerai les chanteurs de pacotille. Je tricherai un peu, et d’un bout de ficelle, J’attacherai mes mots pour qu’ils ne vacillent. Je suis un auteur du dimanche, Entre poussière et serpillère, Je m’y prends sûrement comme un manche, En ballet, néanmoins, j’écris mes prières. C’est important de créer, D’avoir ses propres paroles, Qui riment et qui s’envolent, Comme un nettoyant à carreaux. C’était ma petite chanson, Un refrain qu’on oublie, qu’on remplace, Comme un trop vieux paillasson, Qui va céder sa place. Une chanson éphémère, Comme une poussière qu’on balaie.