[Verse 1] Les feuilles tournent au bord du quai, Un vélo passe, un chien s’ébroue. Tu marches près de moi, sans parler, Ton écharpe effleure ma joue. Dans l’eau, les péniches vont lentement, Le ciel a la couleur du thé. Je voudrais retenir ce moment, Avant que le jour ne soit plié. [Pre-Chorus] Tu dis mon nom tout bas, Comme on entrouvre une porte. Et le vent, entre tes pas, Emporte ce qui nous escorte. [Chorus] Sur les sentiers de la Seine, L’automne nous tient compagnie. Ta main près de la mienne, Et Paris ralentit. Sur les sentiers de la Seine, Sous les platanes délestés, Je garde au creux de ma peine La chaleur de ton côté. [Verse 2] Un vieux kiosque ferme ses volets, Le café range ses petites tables. Tu ris des feuilles sur mon béret, D’un rire léger, presque incroyable. Au pont, les réverbères s’allument, La Seine froisse un ruban gris. On laisse au courant nos habitudes, Sans demander ce qu’il en dit. [Pre-Chorus] Tu dis mon nom tout bas, Comme on entrouvre une porte. Et le vent, entre tes pas, Emporte ce qui nous escorte. [Chorus] Sur les sentiers de la Seine, L’automne nous tient compagnie. Ta main près de la mienne, Et Paris ralentit. Sur les sentiers de la Seine, Sous les platanes délestés, Je garde au creux de ma peine La chaleur de ton côté. [Bridge] Quand demain reprendra sa place, Quand nos chemins se sépareront, Il restera, près de la berge, Deux feuilles prises dans le courant. Et si l’hiver couvre les pierres, Je saurai, certains soirs de pluie, Revoir ton pas dans la lumière D’un quai que l’on n’a pas choisi. [Final Chorus] Sur les sentiers de la Seine, L’automne nous tient compagnie. Ta main près de la mienne, Et Paris ralentit. Sur les sentiers de la Seine, Sous les platanes délestés, Je garde au creux de ma peine La chaleur de ton côté. [Outro] Les feuilles tournent au bord du quai, La Seine poursuit son chemin. Tu marches près de moi, sans parler, Et le soir nous tient la main.