[ intro ] [ guitare et tambour ] [Verse ] Ma petite terrienne, Ne s’habille pas de paille, Elle est farouche l’indienne, Dans cette cour de grisaille. Le ciel tombe sur son corps, Elle m’offre toutes les nuits, Un peu de réconfort, Pour toutes mes insomnies. Les ondées battent de l’aile, Sur sa peau d’insoumise, Guidée par l’eau du ciel, La tempête s’éternise. [Chorus ] Quand j’éteins la lumière, De l’âme de mon histoire, La nuit parait si fière, Sur mon bout de trottoir. Et la tête en arrière, Je joue le somnambule, Je crie à sa fenêtre, Le chant du ridicule. [ verse ] Happée par la grande foule, Je la perds du regard, Derrière les yeux qui roulent, Je déploie l’étendard. En mode suicidaire, Je lui honore ma flamme, Mais la jeune guerrière, Fera baisser mes armes. C’est con quand tu es seul, Tu brûles à l’incendie, Les grimaces de ta gueule, Les mots presque maudits. [ chorus ] Quand j’éteins la lumière, De l’âme de mon histoire, La nuit parait si fière, Sur mon bout de trottoir. Et la tête en arrière, Je joue le somnambule, Je crie à sa fenêtre, Le chant du ridicule. Ma petite terrienne, Me porte à bout de bras, Sous la pluie diluvienne, La reine étouffe le roi. On fracasse le bitume, D’une fleur d’espérance, Je change de costume, Pour les indifférences. Ces jours que j’ai comptés, Pour cet amour posthume, J’ai les yeux en été, Vers l’aube qu’on écume. [ chorus ] Quand j’éteins la lumière, De l’âme de mon histoire, La nuit parait si fière, Sur mon bout de trottoir. Et la tête en arrière, Je joue le somnambule, Je crie à sa fenêtre, Le chant du ridicule. [ verse ] A quand la liberté, Des illusions perdues, Ses formes m’ont attiré, Au paradis déchu. La belle me rejette, Au-delà des déserts, Je me bouffe les miettes, D’un désir luminaire. Ce soir à son balcon, Je l’emmènerai au loin, Les lumières danseront, Aux méandres de ses reins. [ chorus ] Quand j’éteins la lumière, De l’âme de mon histoire, La nuit parait si fière, Sur mon bout de trottoir. Et la tête en arrière, Je joue le somnambule, Je crie à sa fenêtre, Le chant du ridicule. [ break ] [ verse ] Ma petite terrienne, M’ignore du regard, Le temps de la conquête, Se glace dans le brouillard. L’envie au bout des lèvres, Se retire dans l’espace, Son odeur c’est ma sève, Sa peau ma carapace. Ma petite terrienne, Un désir d’autrefois, Me brisa les chaînes, Me caressa la voix. [ parlé] Toutes les aurores d’hiver, Je buvais son sourire, Les chemins de la terre, Menaient à son empire. [Chorus ] Quand j’éteins la lumière, De l’âme de mon histoire, La nuit parait si fière, Sur mon bout de trottoir. Et la tête en arrière, Je joue le somnambule, Je crie à sa fenêtre, Le chant du ridicule.