
Couplet 1 Dans la rue, il est tard, les vitrines sont fermées, Je rentre chez moi, la journée est terminée. Une voix dans mon dos : « Hé, t’as pas une clope ? » Je me retourne à peine, j’entends déjà la provoque. « T’as pas un euro ? Allez, sois pas radin… » Je baisse les yeux, je veux juste rentrer enfin. Un sourire mauvais, deux silhouettes dans l’ombre, Et soudain dans ma tête, les bruits deviennent sombres. Pré-refrain Les mots deviennent lourds, les regards deviennent froids, Je cherche une sortie, mais la rue n’en offre pas. Refrain T’as pas une clope ? T’as pas un euro ? T’as pas compris la question ? Alors prends les coups ! Des mots qui cognent, Des poings qui parlent, Et dans la nuit qui s’effondre, Plus personne ne regarde. Couplet 2 « Qu’est-ce que tu regardes ? Tu veux jouer au héros ? » J’entends rire derrière moi, mais je n’entends plus les mots. Une insulte, puis deux, puis ça monte encore, La peur serre le ventre comme une lame dans le corps. Je dis : « Laissez-moi, j’ai rien demandé… » Mais leurs voix deviennent des chiens déchaînés. Un pas vers moi, puis un autre encore, Je recule dans la nuit, dos contre le décor. Refrain T’as pas une clope ? T’as pas un euro ? T’as pas compris la question ? Alors prends les coups ! Des mots qui cognent, Des poings qui parlent, Et dans la nuit qui s’effondre, Plus personne ne regarde. Pont – presque parlé Un coup… Puis un autre… Le sol se rapproche. Le ciel tourne. Les voix s’éloignent. Et quelque part derrière une fenêtre, Une lumière s’allume… Puis s’éteint. Dernier refrain T’avais pas de clope, T’avais pas d’argent, T’avais juste envie de rentrer tranquillement. Mais dans cette rue, sous les néons tremblants, Quelques mots ont suffi pour changer le temps. T’as pas une clope ? T’as pas un euro ? Des questions ordinaires… Et des réponses en coups. Et quand vient le silence, Quand la nuit reprend ses droits, Je comprends que le plus violent, C’est parfois… de ne voir personne bouger. Outro Je me relève doucement, La nuit n’a plus la même couleur. J’essuie le sang sur mes lèvres, Demain je repasserai par là, Même si j’aimerais tout oublier. Cette rue connaîtra mon pas, Mais moi… je ne serai plus jamais le même.

