Je l’aime, mais ne sais plus l’écrire, J’en ai besoin, mais ne sais pas lui dire, A la façon d’une drogue, A la façon d’un délice Alors j’utilise ses mots, Alors j’emprunte, pour pouvoir m’exprimer, A la façon d’un voyage, A la façon d’une passion Si tendre, une folle euphorie, M’emporte au sein même de ses silences, Dans le creux, du sens caché, Dans les pleins, de sa douceur La perdre c’est aussi la gagner, Sa grâce vitale, partout dans la Nature, Et dans le creux de la vague, Et dans les pleins des montagnes Je l’aime, ce goût d’inachevé, Et je souris de ces moments rêvés, De la danse des oiseaux, Comme je pense en roseau Le souffle du verbe ânonné, Présent ! Dès le berceau du nouveau-né, La latence du perçu, Je me lance ! Puis, j’ai vécu…