Lyrics @Copyright CyanUr 2026 _______________________________________________ [Intro] J’ai changé de saison sans prévenir les murs, La glace a haussé le ton — moi, j’ai changé d’allure. ⸻ [Verse 1] On m’avait promis l’effacement discret, J’ai signé ailleurs, j’ai déplacé les traits. J’empile les années comme on monte un bijou, Pas pour faire joli — pour entendre leur goût. Chaque chiffre m’ajoute une chambre secrète, Où je danse sans témoin, où je me réinvente nette. ⸻ [Pre-Chorus] Ils disaient : “ralentis” — j’ai changé de cadence, Moins pressée d’être vue, plus fidèle à mes sens. ⸻ [Chorus] Je ne vieillis pas — je m’agrandis, Je prends du large dans ma propre vie. Ce qui déborde ? c’est de l’espace conquis, Pas un retrait — une autre géométrie. Je ne disparais pas — je me définis, Hors des vitrines où l’on classe les vies. Plus indomptable, plus infinie, Je m’écris sans mode d’emploi, sans alibi. ⸻ [Verse 2] Ils m’ont classée trop tôt — rayon fin de série, J’ai changé le panneau, j’ai rouvert la vitrine. Leurs mots bien rangés sentaient déjà la sortie, J’ai ri dans leur cadre — et j’en suis sortie. Mes désirs ont changé de vitesse et de peau, Moins d’urgence, plus dense — et tellement plus haut. Je connais mes détours, mes failles, mes vertiges, Et j’en fais des terrains où je trace mes prodiges. ⸻ [Pre-Chorus] Plus rien à prouver — tout à éprouver, Je signe mon nom là où j’ose exister. ⸻ [Chorus] Je ne vieillis pas — je m’agrandis, Je prends du large dans ma propre vie. Ce qui déborde ? c’est de l’espace conquis, Pas un retrait — une autre géométrie. Je ne disparais pas — je me définis, Hors des vitrines où l’on classe les vies. Plus indomptable, plus infinie, Je m’écris sans mode d’emploi, sans alibi. ⸻ [Bridge] J’ai jamais porté leurs costumes d’habitude, Même jeune, déjà, j’avais de la latitude. Et s’ils pensent que j’arrive après la bataille, Qu’ils regardent bien — j’étais déjà en détail. J’ai jamais eu besoin de courir devant, J’ai jamais eu autant d’avance qu’à présent. ⸻ [Verse 3] Le temps ne me pousse plus — il m’accompagne, On marche côte à côte, sans laisse, sans bagne. Je n’attends plus demain pour être légitime, Je m’offre aujourd’hui sans mode, sans régime. Ce corps raconte — et je le laisse dire, Pas pour séduire, non — pour sentir, pour choisir. Et si le monde hésite à me faire une place, Je m’assieds quand même — et j’élargis l’espace. ⸻ [Final Chorus] Je ne vieillis pas — je m’agrandis, Je déborde enfin de ma propre vie. Ce qui dépasse ? c’est moi qui le vis, Sans m’excuser d’être infinie. Je ne disparais pas — je me choisis, Hors des regards qui réduisent et trient. Plus libre encore que je ne l’ai appris, Je suis entière — et ça suffit. ⸻ [Outro] Je suis entière — et ça suffit.


