
Petits ballons qui volent, Grattent le dos de l’univers, Ils connaissent le protocole, De la richesse, de la misère. En marche avant ils reculent, Décollent du sol sans fusée, Se jouent des funambules, Sur un fil qu’on a coupé. Partis vers d’autres rivages, A nager vers le bordel, Faire un peu de ménage, Dans l’amour fraternel. Ils bâillent blancs de peur, Au passage des frontières, Essuient toute la sueur, Des passions saisonnières. Ils s’imposent sans paroles, Déversant des paillettes, d'espoir et de gaudrioles, pour les longs jours de fêtes. Partis vers d’autres rivages, A nager vers le bordel, Faire un peu de ménage, Dans l’amour fraternel. Petits ballons qui dansent, Et sifflent au-dessus de nos têtes, ne sont pas serpents sornettes ni les rois de méfiance. Au bout de leurs ficelles, ils s'amusent à éclater, leurs cœurs fragiles au ciel, et rendre fou l’homme fêlé. Partis vers d’autres rivages, A nager vers le bordel, Faire un peu de ménage, Dans l’amour fraternel. En route vers l’horizon, Pour ne pas être vendus les ballons blancs voleront, au paradis décousu. La vie sera du voyage, Dans la traînée des oiseaux, Semant dans leurs sillages, de l'espoir en flambeau. Partis vers d’autres rivages, A nager vers le bordel, Faire un peu de ménage, Dans l’amour fraternel.

