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Métro, Boulot, Caveau

💙Lyrics : Zia-Khurdak💜 Un duo contre les horaires, les néons et cette vieille arnaque qui voudrait nous faire confondre travailler et vivre. 5h le réveil sonne et m'arrache de mes rêves. la sonnerie qui claironne le réel me pique ma fève. Je ramasse mon pauvre corps au bord du lit qui proteste. Le matin me pousse dehors, avec sa gueule de contremaître. j'enfile mes vêtement comme un dresseur de lion je plie , en souriant de la tête au bouton Je ferme la porte en silence, comme on referme un tombeau. Le jour me prend par avance, et m’attache au métro. même trajet et destination même route sans surprise c'est un métier à la con c'est ici que j'me déguise La badgeuse avale mon nom comme on confisque un visage. J'accroche au front ma fonction et je rentre dans la cage. les mêmes tête et faux sourire accrochés comme des portraits pas de rigolade ni de fou rire juste les minutes qui durement s'empilait Les néons blanchissent nos heures dans un grand cube climatisé. Un chef recompte nos sueurs en parlant d’être motivé. On n'est pas nés pour vos horaires, ni pour sourire en cadences. on fais ce job alimentaire ne pensez pas que c'est une chance métro, boulot, dodo ça commence à me souler, je crois que j'en ai plein le dos métro, boulot , dodo j'en ai rien à carrer de vos putain d'idéaux métro, boulot, caveau vous appelez ça grandir, moi j’appelle ça l’étau métro, boulot, caveau je veux pas finir ma vie dans vos chiffres et vos tableaux métro boulot dodo allez on se casse d'ici et je vous dit pas à bientôt métro boulot dodo ouais c'est ce que je vais faire direct fissa illico métro, boulot, caveau je ne veux plus marcher docile dans votre troupeau métro, boulot, caveau j’enterre pas ma vie pour nourrir vos bureaux c'est sur j'ai moins d'argent c'est un peu plus difficile mais j'ai enfin mon temps mon précieux , mon fragile je le planque dans mes mains comme une bête indocile je le planque loin des matins qui me voulaient immobile je le tord le suspend juste au dessus de moi je trace dans un serment qu'on ne m'y reprendras pas Je regarde mes heures revenir comme des oiseaux sans cage j'apprends enfin à ralentir loin des carnets de pointage si le travail c'est la santé alors je préfère mourir que d'être encore attaché à celui qui me fait pourrir si vivre c’est se vendre pour mériter de respirer je préfère tout reprendre et réapprendre à refuser faut il vivre pour travailler ou travailler pour vivre l'équation est faussée un calcul en dérive je décroche ma laisse je rends mon uniforme si le monde me dresse je déserte la norme on dit bye bye aux horaires à votre pression et vos cadences sachez monsieur patron que c'est un job sans importance métro, boulot, dodo ça commence à me souler, je crois que j'en ai plein le dos métro, boulot , dodo j'en ai rien à carrer de vos putain d'idéaux métro, boulot, caveau vous appelez ça grandir, moi j’appelle ça l’étau métro, boulot, caveau je veux pas finir ma vie dans vos chiffres et vos tableaux métro boulot dodo allez on se casse d'ici et je vous dit pas à bientôt métro boulot dodo ouais c'est ce que je vais faire direct fissa illico métro, boulot, caveau je ne veux plus marcher docile dans votre troupeau métro, boulot, caveau j’enterre pas ma vie pour nourrir vos bureaux vacances, chômage , dodo hé on dirait que j'ai remplacé vos mots détente, loisirs, repos c'est fort indéniable , ça sonne bien plus beau vacances, chômage, dodo c’est pas le paradis, mais je respire à nouveau vacances, chômage, dodo j’ai rendu vos chaînes pour reprendre mon tempo amour , plaisir, en gros juste être tout les deux sur un tandem ou un vélo amour , plaisir , combo les fleurs des poètes ne finissent pas au caniveau libres, vivants, tempo on pédale hors des cases et loin de vos bureaux libres, vivants, duo on garde notre temps, vous gardez vos tableaux