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Oh amour fantome

[Couplet 1] Sous la lumière pâle de la lune argentée, Où les vieilles pierres pleurent les souvenirs d’antan, Je l’ai vue danser en cette nuit scellée, Son esprit libre et sauvage, plus que jamais fièrement. [Refrain] Oh, amour fantôme qui hante ces salles vides, À travers les siècles de poussière et de lueur, J’entends tes échos chuchotés dans ces murs livides, À jamais lié dans l’ombre et dans la nuit, mon cœur. [Couplet 2] Ses cheveux d’ébène ruisselaient comme une pluie noire, Ses yeux gardaient des secrets plus sombres que la mer, Chaque pas gracieux laissait une douce histoire, Qui lia enfin son cœur agité au mien, en enfer. [Refrain répété] [Couplet 3] Nous valsions parmi les tombes, elle et moi, Tandis que les feuilles d’automne tourbillonnaient en torrents rouges, Le monde des vivants observait avec effroi, Comme nous accomplissions nos rêves les plus sombres, les plus doux. [Refrain répété] [Couplet 4] Mais la cruelle lumière du matin revenait toujours, Pour m’arracher ma bien-aimée fantomatique, Les cloches de l’église sonnent, mes lèvres sont froides, sans secours, Quand l’aube dissout sa présence dans l’air nostalgique. [Refrain répété] [Couplet 5] Chaque nuit, j’attends près du portail de fer, Où nos âmes dans l’ombre s’enlacèrent pour la première fois, Condamnés par l’amour et maudits par le sort cruel de la terre, À chercher ce que les cœurs mortels doivent fuir, parfois. [Refrain répété] [Couplet 6] Les années passent comme des feuilles portées par le vent, Tandis que les mortels vivent, aiment et se fanent en poussière, Mais dans la danse de la mort, nos âmes restent unies tout le temps, Liées à jamais par notre serment de minuit, lumière. [Refrain répété] [Couplet 7] Les villageois murmurent des récits d’effroi, De fantômes amants dans leur danse nocturne, Ne sachant pas que les vivants et les morts, parfois, Peuvent partager un amour éternel, dans une romance nocturne. [Refrain répété] [Couplet 8] Alors qu’ils craignent les ombres, qu’ils le doivent bien, Tandis que nous nous embrassons sous la lune qui veille, Car l’amour transcende les ténèbres et la poussière sans fin, Notre valse gothique ne s’achèvera jamais trop vite, merveille. [Refrain final] Oh, amour fantôme qui hante ces salles vides, À travers les siècles de poussière et de lueur, J’entends tes échos chuchotés dans ces murs livides, À jamais lié dans l’ombre et dans la nuit, mon cœur.