Le monde penche. Je compte. Un… Deux… Trois. [Verse 1] La salle me tord dans ses mâchoires pâles, Les murs ont des dents, les lustres des râles. Je mène la ronde au bord de l’effroi, Mais plus je la guide, plus elle vient pour moi. Le parquet gémit sous mes pas de fièvre, Chaque tour me mord, chaque angle me lèvre. Je tiens le maintien, le masque, la loi, Mais sous le velours, quelque chose aboie. [Pre-Chorus] Un… deux… trois — l’air se retire, La sortie se plie, recule et conspire. Mes tempes cognent sous un ciel de verre, J’ouvre la bouche — et j’avale l’enfer. [Chorus] Tout tourne, tourne — je manque d’air, Valse forcée dans la gueule de l’enfer. Serre plus fort, resserre l’étau, J’ai froid dans l’âme, j’ai feu dans la peau. Tout tourne, tourne — mes nerfs se fissurent, La nuit me hisse en me faisant blessure. Si tu m’emportes, prends tout de moi — Ou rends-moi la voie. [Verse 2] Les cadres me suivent avec leurs yeux morts, Le plafond descend comme un couperet d’or. Les portes me narguent, sans poignée, sans voix, Et le centre m’appelle comme un puits sous mes pas. Un escalier noir pousse dans la brume, Il grimpe en silence au cœur du costume. Je souffle trop court, mes mains ne sont plus là, Je danse encore droit pendant que je me noie. [Pre-Chorus] Un… deux… trois — cadence mauvaise, Le couloir se ferme et contracte sa braise. Je parle trop bas, je mords dans ma peur, Quelqu’un dans ma poitrine bat plus fort que mon cœur. [Chorus] Tout tourne, tourne — je manque d’air, Valse forcée dans la gueule de l’enfer. Serre plus fort, resserre l’étau, J’ai froid dans l’âme, j’ai feu dans la peau. Tout tourne, tourne — mes nerfs se fissurent, La nuit me hisse en me faisant blessure. Si tu m’emportes, prends tout de moi — Ou rends-moi la voie. [Bridge — theatrical breakdown, more frantic, half-spoken then breaking] Je compte pour vivre. Je compte pour tenir. Un pour la pose. Deux pour mentir. Trois pour sourire quand tout veut finir. Mes côtes grincent comme une porte close, Ma gorge est un nœud, ma prière une ecchymose. Le monde se cambre, la lumière est de trop, Je saigne du souffle, je vacille en héros. Encore un tour. Encore un pas. Encore un roi qui s’effondre droit. [Final Chorus ] Tout tourne, tourne — j’entre en spirale, Je garde la ligne au bord du dédale. Serre, cadence, écrase ma voix, Si tu m’étouffes, je me cabre contre toi. Tout tourne, tourne — jusqu’à l’os blanc, Je tombe en face, les yeux brûlants. Si je me perds, je le fais en roi — Je tombe debout, mais je tombe en moi — — coupure nette — [Outro] Trois. Plus un son.