[Couplet 1] J'ai grandi dans le bruit, dans les promesses envolées, Dans les regards qui te jugent avant même de te parler. J'ai vu des frères devenir des étrangers du jour au lendemain, Des amis vendre leur loyauté pour quelques billets dans la main. Alors j'ai construit des murs autour de mon cœur fatigué, Chaque trahison a ajouté une pierre à cette forteresse abîmée. Je souris quand il faut mais à l'intérieur tout est gris, Comme une ville abandonnée où plus personne ne vit. Les nuits sont froides quand les souvenirs reviennent, Ils frappent à ma porte même quand je leur dis qu'ils me gênent. Je repense aux erreurs que j'aurais voulu effacer, À toutes ces routes perdues que j'aurais dû éviter. J'entends encore les voix de ceux qui m'ont laissé tomber, Ils me disaient "on sera là", mais ils ont fini par s'en aller. Aujourd'hui je marche seul sous un ciel sans étoiles, Avec des rêves déchirés accrochés à mes voiles. [Refrain] Et la nuit me parle quand tout le monde s'endort, Elle connaît mes blessures, elle connaît mes remords. J'avance dans le noir sans savoir où je vais, Le cœur rempli de fantômes que je n'ai jamais quittés. La douleur me suit comme une ombre derrière moi, Je fais semblant d'être fort mais je me mens parfois. Et même si le monde continue de tourner sans moi, Je porte mes cicatrices comme une seconde peau sur mes bras. [Couplet 2] J'ai regardé le diable dans les yeux plus d'une fois, Il prenait le visage de ceux en qui j'avais foi. Il murmurait des mensonges déguisés en vérité, Pendant que mon innocence continuait de s'effriter. Les années passent mais certaines plaies restent ouvertes, Comme des fenêtres cassées dans une maison déserte. Je cherche encore un sens à tout ce qui m'est arrivé, À toutes ces batailles que personne n'est venu gagner. Parfois je regarde le ciel en demandant pourquoi, Pourquoi certains partent alors qu'ils méritaient de rester là. Pourquoi les bonnes personnes finissent souvent blessées, Pendant que les pires arrivent toujours à s'en sortir sans payer. Je traîne mes regrets comme des chaînes aux chevilles, Chaque pas me rappelle que le bonheur est fragile. J'ai voulu croire aux contes qu'on raconte aux enfants, Mais la vie m'a répondu avec ses poings de géant. [Refrain] Et la nuit me parle quand tout le monde s'endort, Elle connaît mes blessures, elle connaît mes remords. J'avance dans le noir sans savoir où je vais, Le cœur rempli de fantômes que je n'ai jamais quittés. La douleur me suit comme une ombre derrière moi, Je fais semblant d'être fort mais je me mens parfois. Et même si le monde continue de tourner sans moi, Je porte mes cicatrices comme une seconde peau sur mes bras. [Couplet 3] Je me rappelle des promesses faites sous les lampadaires, Des "pour toujours" perdus dans le vent de l'hiver. Aujourd'hui leurs voix résonnent comme un écho lointain, Comme un vieux disque rayé qui tourne jusqu'au matin. Les gens disent que le temps finit toujours par guérir, Mais certaines blessures apprennent juste à survivre. Elles restent cachées dans un coin de la mémoire, Prêtes à ressurgir quand le monde devient trop noir. J'ai connu la solitude au milieu de la foule, Quand ton cœur se noie mais que personne ne voit qu'il coule. Quand tu cries à l'intérieur sans qu'aucun son ne sorte, Et que chaque nouvelle déception ressemble à une porte morte. Pourtant je continue malgré le poids de mes démons, Malgré les tempêtes qui grondent à chaque horizon. Parce qu'au fond du chaos, malgré toute la souffrance, Il reste une étincelle qui refuse le silence. [Outro] Alors j'écris mes douleurs sur des feuilles blanches, Je transforme mes blessures en rimes qui s'épanchent. Si un jour je disparais dans l'obscurité du soir, Que mes mots restent vivants pour raconter mon histoire. Car même dans le noir le plus profond de l'univers, Même quand le cœur saigne et que tout semble à l'envers, Il existe quelque part une lumière minuscule, Que les ténèbres poursuivent mais qu'elles n'annulent jamais.