Dans un coin de Paris, la lune danse encore, Un air de Trénet file, léger comme l’aurore. Et sur les pavés gris, Édith pose sa voix, Un cri d’amour fragile qui fait tenir les toits. Brassens gratte une rime au comptoir des copains, Reggiani rêve en colère, le poing serré en chemin. Brel embarque le vent avec ses mots trop grands, Qui cognent dans la poitrine et te reviennent en sang. Ça reste les mélodies Engagées ou jolies Elles restent les mélodies Ça devient souvent notre meilleure amie Barbara sur son noir pianiste de mémoire, Déplie les jours passés pour éclairer l’histoire. Gainsbourg, demi-sourire, allume un vers qui brûle, Le temps se fait musique et la pudeur s’écroule. Bécaud frappe du pied, ses refrains flamboyants, Aznavour trouve un mot pour consoler le temps. Goldman cherche le juste entre rage et douceur, Et Renaud met du cœur dans la peine et les pleurs. Ça reste les mélodies Engagées ou jolies Elles restent les mélodies Ça devient souvent notre meilleure amie Et nous, pauvres humains, on s’accroche aux chansons, À ces bribes de vies qui recousent nos raisons. Elles portent nos blessures, nos rires, nos combats, Et lorsqu’on les écoute… on se retrouve là. Ça reste les mélodies Engagées ou jolies Elles restent les mélodies Ça devient souvent notre meilleure amie Ça reste les mélodies Engagées ou jolies Elles restent les mélodies Ça devient souvent notre meilleure amie