[Couplet 1] J’ai errĂ© des annĂ©es dans l’ombre, Sans lueur, sans Ă©cho, je sombre. Puis ton visage, Ă©clair soudain, A trouĂ© l’hiver de mes lendemains. Un battement, timide, a surgi, Sous la poussiĂšre d’un cƓur engourdi. J’ai entrouvert l’ñtre de mes silences, EspĂ©rant la chaleur d’une Ă©vidence. [Refrain] Mais encore une fois, je me suis brĂ»lĂ©, À ton feu de passage, Ă  ton double-jeu voilĂ©. Tu contais des corps comme on chante un tableau, Sans honte, sans pause - tes jeux de peau. Et moi je riais, masquĂ© par la douleur, Tandis que tu peignais d’autres cƓurs. [Couplet 2] Tu parlais d’ondes, d’alignement subtil, Mais c’était moi le funambule fragile. Je tissais un lien, tu coupais le fil, Je sculptais demain, tu vivais l’utile. Chaque mot que tu posais sur d’autres noms Écorchait mes rĂȘves sans pardon. C’est cruel de semer la lumiĂšre, Quand on n’offre que des pierres. [Refrain] Encore une fois, je suis tombĂ©, Dans ce vertige qu’on appelle aimer. Tu t’amusais Ă  dĂ©shabiller les mots, J’en dĂ©codais l’écho - tes jeux de peau. Et moi je noyais mes silences Sous un masque d’élĂ©gance. [Pont] Je me demande ce que laisse l’oubli, Quand l’ñme se plie, mais jamais ne fuit. Alors j’écris, encore, pour survivre, Pour garder mes ruines en Ă©quilibre. [Dernier refrain] Encore une fois, j’ai tendu la main, Vers un mirage aux reflets incertains. J’ai mal, oui... mais je renaĂźtrai bientĂŽt, Car mĂȘme brisĂ©, je sais aimer sans faux. MĂȘme blessĂ©, je dis encore bravo À l’amour - malgrĂ© les jeux de peau.