
Viens là mon petit frère, viens là, ne pleure plus... Viens poser ton visage... sur mon épaule nue, Oublie l'amer rivage qui de partout exclu, Et prenons le grand large... à la grâce inconnue... Sur ces maudits flots... Sais tu que tu es beau... Sur ces maudits flots... Sais tu que tu es beau... Nous braverons le nord, toujours nous serons deux, Aux démons du remord... nous volerons le feu, Nous nous jouerons du sort et sous la pluie des cieux Nous singerons les forts... nous défierons les dieux ! Sur ces maudits flots... Sais tu que tu es beau... Sur ces maudits flots... Sais tu que tu es beau... J'offrirai le piano, des musiques de fête, L'envers d'un vieux tableau, pour calmer les tempêtes Et puis le jour venant, la paix dans les forêts, Le pas des partisans... La simple liberté. Sur ces maudits flots... Sais tu que tu es beau... Sur ces maudits flots... Sais tu que tu es beau... Vois donc tous ces oiseaux, qui dessinent des fables, La vie, étrangeté au milieu du désert, Près des sources et des eaux, seuls sur ce grain de sable, Aimons la destinée et chantons l'univers…


