
L’époque sans applis
C’était l’époque, où ton portable vibrait, Non pas pour une notif, mais juste parce qu’on t’appelait. Quand un numéro inconnu s’affichait sur ton écran, Tu pouvais répondre sans qu’on tente de t’vendre une maison. Les forfaits comptaient et il fallait pas se louper, T’avais souvent deux heures, après tu dépassais, Chaque minute en plus, rendait tes factures salée, Et à la fin du mois, tes parents t’éclataient ! C’était l’époque d’avant les applis, Pas encore de Facebook pour étaler sa vie. Les fonds d’écran montraient juste l’heure qu’il était, Et Snake était l’appli, la plus téléchargée. Pour les S.MS. on était limités, Pas plus de cent soixante caractères, sinon tu dépassais. Et les longs discours parfois, Étaient coupés en trois ! C’était l’époque de l’époque sans applis, Y’avait pas Tiktok, pour scroller toute la nuit. Nos téléphones portables prenaient rarement des photos, Et encore moins des vidéos. Si tu voulais shooter, fallait pas trop y penser, C’était des téléphones, pour téléphoner. C’était l’époque d’avant les applis, Pas encore de Tinder, pour matcher sans merci. Pas de GPS qui t’hurlait « Fais demi-tour !», Fallait un copilote qui savait lire les détours. Il n’y avait pas de filtre, pour améliorer ton visage, Pour seuls effets spéciaux : un mauvais éclairage. C’était l’époque de l’époque sans applis, Pas de Whatsapp pour dire « ça y est on est parti » Pas d’écran tactile pour taper tes textos, Rédiger au clavier, c’était moins rigolo. Trois clics pour un C. Deux clics pour un B. le T. neuf nous rendait parfois la vie compliquée. C’était l’époque d’avant les applis, Y’avait pas d’instagram et tous ces bikinis. La batterie pouvait durer des jours entiers, Si ton portable tombait, ben y rebondissait ! À cette époque, y’avait pas internet, On surfait moins en boucle, on se prenait moins la tête. Quelle époque cette époque ! J’en serais presque nostalgique, L’époque où tous nos tels, étaient presque comme des briques. On avait pas tous cent cinquante mille applis, Moins connectés c’est vrai, mais peut-être plus unis. On vivait sans toutes ces notifications en continu, Et franchement, on s’en portait pas plus mal vois-tu !

