
[video]La Charge du Plomb - Le Règne du Vide !
HOOKS : https://suno.com/hook/68d7b913-25bb-4d7b-9994-08712b279a31 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- [ Y O U T U B E ] ▶️ https://youtu.be/ftrewG5yUz8?si=-8yT14v2_y_m03ri - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -- 🇫🇷 Version française 🟦⬜🟥 🇺🇸 English Version ⬜🟥⬜ Version française 🟦⬜🟥 vidéo disponible dans les Hooks ............................... English Version ⬜🟥⬜ video available in the Hooks [ACTE I - IMPACT MASSIF] On n'attend plus que le décor s'allume. La poussière a déjà tout mangé. Regardez vos églises de tôle et d'acier noir : Elles sonnent creux sous le coup de talon. Vous avez empilé des siècles de sermons Pour justifier l'art de plier le genou. Ça parade en habit sous des voiles de plomb, Mais l'acier de la cage est rouillé jusqu'au clou. Pas besoin de discours pour mesurer la perte. Il suffit de regarder la porte laissée ouverte. [ACTE II - LE FLOT SOUVERAIN] Regardez vos cortèges s'avancer dans le froid, Sans que personne ne sache plus qui porte la bannière. Vous tenez des assemblées sur des rochers effrités, Vous dressez des inventaires au milieu des incendies, Et vous appelez ça la maîtrise du temps. Il y a la peur d'un siècle qui se fige dans vos postures, Cette façon d'aligner des blasons vides pour masquer l'absence de royaume. Vous avez gelé la parole sous des couches de glace, Pour ne plus jamais entendre le poids de l'armure. Chaque serment est une pierre qu'on jette dans un puits sans fond. Chaque triomphe, un monument élevé à la mémoire du vide. Je vois des armées de figurants s'incliner devant des trônes de cendre, Répéter des chants dont le sens s'est évaporé avant l'aube. Vous croyez bâtir des remparts, Alors que vous ne faites que sceller vos propres tombeaux. [ACTE III - LE POIDS] Le sol est dur. L'air est poisseux. Vous parlez d'avenir la bouche pleine de cendre. Je vous vois reculer pas à pas vers le creux, En feignant d'oublier qu'il va falloir descendre. Des dômes sans voix où la suie mange le verre. Des pierres sans nom où la rouille mange le fer. Des voiles de plomb qui ne protègent plus du vent. Vous appelez ça tenir. Vous appelez ça vivant. [ACTE IV - LE GEL DES STATUES] L'ombre s'allonge sur vos autels sans prêtres. Vous restez immobiles sous la voûte, Drapés dans des certitudes qui ne protègent plus de rien. Les couronnes sont en fer battu, Les traités sont écrits sur de la peau séchée, Et la nuit monte sans que personne n'ose éteindre la dernière lanterne. Vous avez voulu régner sur le silence, vous voilà servis. Il n'y aura pas de jugement, pas de trompettes, pas de grand soir. Seulement la pesanteur du plomb qui s'accumule sur vos épaules, Et le froid qui scelle les lèvres. [ACTE V - RUPTURE ET EXTINCTION] Posez les mains sur la pierre. Sentez le froid qui remonte. Ce n'est pas une métaphore. C'est la fin du compte. Vous vouliez une tragédie avec des dorures. Un beau chant de départ pour finir en beauté. Vous n'aurez que le son de la voûte qui fissure, Et le bruit de vos pas dans la terre tassée. N'applaudissez pas. La pièce était déjà finie avant que vous n'ayez payé. 🇫🇷 Version française 🟦⬜🟥 🇺🇸 English Version ⬜🟥⬜ [ACTE I - IMPACT MASSIF] We're no longer waiting for the stage lights to come on. The dust has already devoured everything. Look at your churches of sheet metal and black steel: They ring hollow beneath the stamp of a heel. You've piled up centuries of sermons To justify the art of bending the knee. They parade in their robes beneath veils of lead, But the steel of the cage is rusted through to the last nail. No speech is needed to measure the loss. All you have to do is look at the door left open. [ACTE II - LE FLOT SOUVERAIN] Look at your processions moving forward through the cold, With no one left knowing who carries the banner. You hold assemblies on crumbling rocks, You draw up inventories in the middle of raging fires, And you call that being masters of time. The fear of an age frozen in time is written into your postures, That way you line up empty coats of arms to conceal the fact that there's no kingdom left. You've frozen speech beneath layers of ice, So you'll never have to hear the weight of the armour again. Every oath is a stone thrown into a bottomless well. Every triumph, a monument erected in memory of the void. I see armies of extras bowing before thrones of ash, Repeating songs whose meaning evaporated before dawn. You think you're building ramparts, When all you're doing is sealing your own tombs. [ACTE III - LE POIDS] The ground is hard. The air is thick and cloying. You speak of the future with your mouths full of ash. I watch you retreat, step by step, towards the hollow, Pretending to forget that sooner or later, you'll have to go down. Voiceless domes where soot eats away at the glass. Nameless stones where rust eats away at the iron. Veils of lead that no longer shield you from the wind. You call that holding on. You call that being alive. [ACTE IV - LE GEL DES STATUES] The shadow stretches across your priestless altars. You stand motionless beneath the vault, Draped in certainties that no longer protect you from anything. The crowns are made of beaten iron, The treaties are written on dried skin, And night is rising, yet no one dares to extinguish the last lantern. You wanted to rule over silence. Well, now you've got it. There will be no judgement, no trumpets, no grand reckoning. Only the weight of lead piling up on your shoulders, And the cold sealing your lips. [ACTE V - RUPTURE ET EXTINCTION] Place your hands on the stone. Feel the cold rising through it. This is no metaphor. This is the final reckoning. You wanted a tragedy dressed in gold. A grand farewell song, so you could make a beautiful exit. All you'll get is the sound of the vault cracking, And the sound of your footsteps on the packed earth. Don't applaud. The play was over before you'd even paid.



