
# SI VIS PACEM ### L'Hymne des Guerriers [INTRO — very deep male Gregorian choir, distant war drums, dark cathedral atmosphere] *Si vis pacem…* *Para bellum…* Depuis que l'homme existe, il chante avant la bataille. Il prie avant de combattre, il invoque son Dieu avant de tomber. Des empires ont disparu, des royaumes sont devenus poussière. Mais sous toutes les bannières, la peur est toujours la même. Car derrière chaque armure, derrière chaque épée, il y a toujours un homme… Un homme qui a peur. [VERSE 1 — dark, slow, powerful] Je ne serai jamais vaincu, La défaite est inenvisageable. Je puiserai dans toutes mes forces, J'utiliserai tout ce qui m'est donné. Je marcherai quand mes jambes trembleront, Je me relèverai lorsque je tomberai. Car perdre une bataille Ne signifie pas avoir perdu la guerre. Je n'ai pas choisi la peur, Mais j'ai choisi de lui faire face. Car celui qui avance sans trembler N'est pas forcément le plus brave. [PRE-CHORUS — rising tension] Le véritable courage N'est pas de ne jamais avoir peur. C'est de regarder la peur dans les yeux… Et d'avancer malgré tout. [CHORUS — massive, epic] AVANCER ! Même lorsque tout nous dit de fuir. AVANCER ! Même lorsque nos forces nous abandonnent. Car une cause qui brûle dans le cœur Peut devenir plus forte que la peur. Et tant qu'il restera une raison de se battre, Je resterai debout. Je ne serai jamais vaincu ! [CHOIR — Gregorian response] *Non timebo…* *Dominus mecum est…* *Si vis pacem…* *Para bellum…* [VERSE 2 — cinematic, marching drums] Ils ont chanté avant nous. Les Romains avant leurs batailles, Les guerriers avant leurs conquêtes, Les hommes avant leurs dernières marches. Ils ont prié leurs dieux, Ils ont crié leurs noms, Ils ont frappé leurs boucliers Pour faire trembler l'horizon. Mais peu importe le chant, La prière ou la religion… La bataille reste la même. Le cœur accélère. Le doute s'installe. La peur murmure : **« Et si tu ne revenais pas ? »** [BREAK — music drops, lone voice] Alors je réponds : **« Peut-être.** Mais je n'ai pas marché jusqu'ici Pour faire demi-tour maintenant. » [BUILD — drums and choir rising] Car avancer pour une cause Que l'on croit juste Est parfois la plus grande force Que l'homme puisse trouver. Ce n'est pas la haine Qui me pousse vers l'avant. C'est ce que je refuse de perdre. [CHORUS — bigger] AVANCER ! Même lorsque tout nous dit de fuir. AVANCER ! Même lorsque la peur nous appelle par notre nom. Car celui qui marche malgré sa peur Est plus courageux que celui qui ne la connaît pas. Je peux tomber. Je peux saigner. Je peux perdre une bataille… Mais je ne renoncerai pas. [CHOIR — huge Gregorian male choir] *Si vis pacem, para bellum…* *Fortis in bello…* *Non timebo…* *Ad victoriam…* [BRIDGE — solemn, philosophical] « Si vis pacem, para bellum. » Si tu veux la paix… Prépare la guerre. Une phrase vieille de deux mille ans, Mais l'homme n'a toujours pas changé. Il construit la paix En se préparant au pire. Il rêve de silence Avec le bruit des armes derrière lui. Et peut-être qu'un jour Nous comprendrons enfin… Que la plus grande victoire N'est pas de détruire son ennemi. Mais de survivre à la guerre Sans perdre son âme. [FINAL BUILD — orchestra, choir, war drums] Alors si demain Je dois marcher vers l'inconnu… Je marcherai. Si la peur vient avec moi… Qu'elle marche. Si le doute crie mon nom… Je continuerai. Parce que je ne combats pas Parce que je n'ai pas peur. Je combats… **Parce que malgré la peur, j'avance.** [FINAL CHORUS — monumental, full choir] JE N'ABANDONNERAI PAS ! Même lorsque le ciel s'effondrera. JE N'ABANDONNERAI PAS ! Même lorsque mes forces disparaîtront. Car le courage n'est pas l'absence de peur… C'est la décision d'avancer Alors que la peur nous supplie de fuir. Et tant qu'une cause brûlera dans mon cœur… Je resterai debout. [FINAL GREGORIAN CHOIR — enormous cathedral reverb] *Si vis pacem…* *Para bellum…* *Non timebo…* *Dominus mecum est…* *Ad victoriam…* [OUTRO — drums slowly fading] La guerre change de visage. Les chants changent de langue. Les dieux changent de nom. Mais l'homme… L'homme a toujours peur. Et pourtant… Il avance.

