
[Introduction] mmmm [Couplet 1] J’ai quitté le temple et son eau immobile, Le balai qui glisse sur la pierre stérile. Je marchais à pas de loup, Toujours à l'ombre du toit. Ici le soleil me frappe le cou, La poussière rouge brûle sous mes doigts. Mon crâne rasé ruisselle de sueur, La vie m'assomme et me fait peur. [Couplet 2] Les femmes pilent le grain en cadencant le geste, Elles rient fort de mon air si modeste. Un enfant m'attrape par le bout de la manche, Me tire vers le cercle où la poussière s'élance. L'encens de mes rituels s'éteint dans le vent, Je respire l'iode et l'odeur du piment. Je voulais prier pour trouver la paix, Elle me saute au visage sans crier gare. [Refrain] C’est une rencontre de deux terres de lumière, Où le temple muet s’ouvre à la terre. Sous le ciel de Dakar, je perds mes repères : La poussière des baobabs remplace mes pierres. Un seul souffle, une seule âme : Du pavillon d'Or aux plages de Yoff. [Couplet 3] On me tend un banc, on verse le thé, Trois verres de feu qui viennent m'assoiffer. Le premier est amer comme mes longues méditations, Le second est doux comme une bénédiction, Le troisième me brûle et m'emporte le cœur, Je bascule enfin hors de mon livre d'heures. Je ne salue plus par devoir ou rigueur, Je bats des mains avec les tuteurs. [Pont] Kokoro, c'est l'esprit qui s'éveille enfin. Nitt ak nitt, c'est tendre la main. J'ai passé ma vie à chercher l'éveil dans l'ombre, Il était dehors, parmi les hommes sans nombre. [Refrain] C’est une rencontre de deux terres de lumière, Où le temple muet s’ouvre à la terre. Sous le ciel de Dakar, je perds mes repères : La poussière des baobabs remplace mes pierres. Un seul souffle, une seule âme : Du pavillon d'Or aux plages de Yoff. [Outro] Kyoto-Dakar... Jéréjef...

