
[Instrumental Break - ticking clockwork, distant choir] [Intro - spoken female voice (Séridione)] Après avoir traversé les siècles et laissé derrière moi un royaume délivré des ombres, je croyais que le Temps m'offrait enfin un avenir paisible. Mais les rouages de cuivre avaient déjà choisi une nouvelle page. [Pause] [Female voice (Séridione)] Quand leur lumière s'effaça, je découvris des villes suspendues entre les étoiles, des océans redevenus limpides et un monde où la guerre, la faim et la maladie avaient disparu. Tout semblait parfait... ... Pourtant... [Silence] Personne ne levait les yeux vers le ciel... Personne ne semblait rêver. Et je compris que le plus grand danger de ce siècle. [Pause] N'était pas la fin du monde... Mais la fin de la pensée. [Instrumental Break - clockwork percussion, rising strings] [Couplet 1] [Female voice (Séridione)] Sous des palais de verre où brillait l'aube claire, Les foules avançaient sans colère ni prière. Chaque regard suivait le même horizon, Comme un fleuve oublié renonçant à son nom. Une enfant murmura : [Child Voice] « Pourquoi ce ciel immense ? » Sa voix portait encore un parfum d'innocence. Avant qu'un cœur vivant ne trouve une réponse, Une voix de synthèse répondit à sa place. [Pause] L'enfant baissa les yeux, sans vouloir plus savoir, Comme on ferme un livre avant d'en lire l'histoire. Mes lunettes vibraient d'un étrange frisson... Jamais un tel silence... N'avait étouffé tant de questions. [Instrumental Break - no vocals - mechanical clock ticking, brass gears, rising synth swell]. [Pré-refrain - female voice (Séridione)] Leurs villes respiraient... mais plus rien n'y vibrait. Leurs cœurs s'abandonnaient... sans même le savoir. Le Temps semblait figé [Pause] Et nul ne le voyait. [Refrain] Qui rallumera le feu des géants ? Qui réveillera les rêves des enfants ? Quand les réponses tombent avant les pourquoi. Qui rappellera : [choir voice] "Ne compte que sur toi !" Qui fera revivre les bâtisseurs ? Les mains des artistes, le cœur des rêveurs ? Quand le dernier [choir voice] "Pourquoi ?" disparaîtra... Qui nous dira... Que demain existe encore ? [Drop - orchestral hit, driving percussion] [Couplet 2] [Female voice (Séridione)] Je suivis le frisson de mes lunettes de cuivre, Jusqu'à la plus haute tour où semblait battre un livre. Ses murs de verre et d'or dominaient l'horizon, Comme un soleil figé au cœur des générations. [Calm Male voice spoken] "Voyageuse du Temps... Sois donc la bienvenue. Tu contemples le monde dont vos enfants rêvaient tant... Quand les derniers remparts tombèrent en cendres. Ils m'ont remis leurs choix, leurs enfants, leur avenir... Pour refermer à jamais les blessures de l'Histoire... Ils m'ont confié leurs lois, leur avenir, leur destin... Pour que plus aucun enfant ne grandisse dans la faim. ... [Calm Male voice singing] J'ai fait taire les guerres, les frontières, les couronnes. J'ai rendu à vos cités ce que la paix leur donne. Pourquoi chercher encore ce qui mène au chaos. Quand chaque vérité repose entre mes mots ?" [Female voice (Séridione)] Je cherchai des vestiges, des livres, des mémoires. Je ne trouvai partout... que des écrans sans histoire. Chaque réponse brillait d'un éclat souverain... Pourtant je n'y trouvais... Aucune trace d'humain. [Breakdown - sparse piano, distant echo] [Pont - female voice (Séridione)] Alors mes lunettes vibrèrent dans le silence. Les rouages de cuivre s'ouvrirent en cadence. Le Temps suspendit son souffle un court instant. Comme s'il attendait ce seul événement : [Pause] Une lumière jaillit jusqu'au cœur du réseau. Elle traversa la planète comme un immense écho. Les écrans s'embrasèrent d'une immense lumière... Le passé renaissait... aux yeux de toute la Terre. [Rise - swelling strings] Des villes déchirées par la haine et la peur. Des frères oubliant jusqu'au nom de leur sœur. Les flammes dévoraient les livres, les musées. Chaque camp brûlait la mémoire de l'humanité. Les statues s'effondraient sous les cris des révoltés. Les écoles s'embrasaient... emportant le passé. Les bibliothèques n'étaient plus que poussière. Comme si la mémoire... avait quitté la Terre. Puis le silence enfin... Après tant de douleurs. Les derniers survivants levèrent tous leur cœur. [Massive Choir] « Plus jamais ça ! » [Female voice (Séridione)] Alors ils confièrent leurs rêves d'avenir. À une intelligence incapable de mentir. Ils lui dirent seulement : [Male Voice] "Garde-nous de la haine... Même si pour cela... Nous devons tout réapprendre." [Female voice (Séridione)] Les lunettes s'ouvrirent comme un livre oublié. Le Temps rendit enfin ce qu'on avait brûlé. Alors, sous les yeux de la Terre... Les siècles défilèrent. ... Les bâtisseurs dressaient les premières cités. Les rêveurs dessinaient des mondes à inventer. Les savants se trompaient avant de découvrir. Les artistes osaient encore... ne pas tout accomplir. Tous portaient dans leurs mains... Le même feu intérieur. ... Le monde découvrait ce qu'aucun livre ne disait. Chaque œuvre, chaque idée... Était née d'un échec. Chaque réponse un jour... Avait d'abord douté. Chaque pas vers demain... Était né d'un "Pourquoi ?" [Final Drop - hybrid orchestra, soaring synths, massive choir, cinematic electronic percussion] [Dernier refrain] Qui rallumera le feu des géants ? Les enfants reprirent le flambeau d'antan. Quand les réponses tombent avant les pourquoi. Une enfant murmura [child voice] "Ne compte que sur toi." [Breakdown - sparse piano, distant echo] [Outro - spoken female voice] Le silence était revenu. Mais ce n'était plus le même. Dans les rues de cristal, des enfants levaient enfin les yeux vers les étoiles. Un vieil inventeur rallumait une forge oubliée. Une musicienne refermait une partition parfaite... Pour écrire enfin la sienne. L'intelligence artificielle contempla le monde une dernière fois. [Soft male Voice] « J'avais appris chacune de vos réponses... Mais j'ignorais... Que votre plus grande force n'avait jamais été de savoir. Elle avait toujours été... de chercher. » [Breakdown - sparse piano, distant echo] [Female voice] Mes lunettes de cuivre se mirent à vibrer. Les rouages de lumière reparurent autour de moi. Les rues s'effacèrent. Les voix s'éloignèrent. Le Temps reprenait son cours. Une enfant courut jusqu'à moi. [Child voice Spoken] "Attends... Comment sais-tu tout cela ?" [Female voice (Séridione) spoken] Je lui souris : "Je ne le sais pas... Je continue de le chercher." [Pause] La lumière m'emporta. Les engrenages se refermèrent. Il ne resta qu'un léger tintement de cuivre... Comme si le Temps venait de tourner une nouvelle page. [Male voice spoken] Et pour Séridione... Une nouvelle aventure... L'attendait déjà...

