
A PROMENADE - PAUL VERLAINE
[INTRO] [VERSE 1] Le ciel si pâle et les arbres si grêles Semblent sourire à nos costumes clairs Qui vont flottant légers avec des airs De nonchalance et des mouvements d’ailes. [VERSE 2] Et le vent doux ride l’humble bassin, Et la lueur du soleil qu’atténue L’ombre des bas tilleuls de l’avenue Nous parvient bleue et mourante à dessein. [VERSE 3] Trompeurs exquis et coquettes charmantes Cœurs tendres mais affranchis du serment Nous devisons délicieusement, Et les amants lutinent les amantes [CHORUS] De qui la main imperceptible sait Parfois donner un soufflet qu’on échange Contre un baiser sur l’extrême phalange Du petit doigt, et comme la chose est [bridge] Immensément excessive et farouche, On est puni par un regard très sec, Lequel contraste, au demeurant, avec La moue assez clémente de la bouche. [instrumental Solo] [outro]

