[Intro – voix féminine, guitare acoustique & arpèges flottants] Le moteur respire doucement… La route s’étire sous le matin pâle… Derrière moi, le monde s’efface… Devant moi, quelque chose m’appelle… [Couplet 1 – Voix masculine grave] Les lignes blanches filent sous mes roues Le ciel s’ouvre sans faire de bruit Je quitte les murs, les habitudes Et je glisse vers un autre pays Le vent s’invite dans l’habitacle Il sent déjà le sel et les pins Comme si la mer me reconnaissait Avant même d’avoir touché l’île [Couplet 2 – Voix féminine douce] Je ferme les yeux une seconde Le temps s’étire dans la lumière Chaque kilomètre me détache Du poids léger de la terre Le bleu apparaît au loin Comme une promesse silencieuse Et mon cœur bat un peu plus fort Sans savoir pourquoi il voyage [Pré-Refrain – Duo] Plus rien ne retient nos pas Le pont nous attend là-bas Entre deux mondes suspendus On ne revient plus vraiment en arrière [Refrain – Duo] Sur le viaduc, je traverse le ciel Entre deux rives, un moment irréel L’Atlantique m’appelle sans un mot Et je roule droit vers l’eau Sur le viaduc, le monde change de peau Le vent me parle, il dit qu’il est temps Je laisse derrière moi le trop plein Et j’avance vers l’océan [Pont instrumental – solo guitare électrique #2 + groove funky] Les quatre guitares s’ouvrent… Une monte, une glisse, une répond… Comme des reflets sur l’eau avant même d’y être… [Couplet 3 – Voix masculine] Les pins commencent à dessiner l’air Je sens déjà la résine et le large Mon silence devient plus léger Comme s’il savait où il nage Le pont s’étire comme une pensée Suspendue entre ciel et mer Et je comprends sans réfléchir Que quelque chose vient de s’ouvrir [Couplet 4 – Voix féminine] Dans la lumière qui tremble un peu Je vois déjà les cabanes au loin Des couleurs qui semblent m’attendre Comme si j’avais toujours été là Et le vent murmure à travers le verre Des choses que je n’ai pas encore vécues Mais que mon cœur reconnaît déjà [Refrain – Duo + montée électro + solo guitare 3] Sur le viaduc, je traverse le ciel Entre deux mondes, un instant réel L’océan m’attend au bout du chemin Je laisse le continent derrière demain Sur le viaduc, tout devient lumière Le passé s’éloigne en poussière Et je roule vers ce qui m’appelle Vers l’Atlantique et ses étincelles [Outro – murmure féminin / guitare 4 en delay infini] Encore un souffle… Encore un battement… Et le bleu s’ouvre… Comme une porte sans fin…