Couplet 1 J'ai construit mon royaume sur les ruines de mes rêves, Chaque nuit qui passe me rappelle ce qui s'achève, J'ai voulu croire aux promesses, aux lendemains meilleurs, Maintenant j'compte les débris éparpillés dans mon cœur. Le miroir me renvoie le visage d'un étranger, Quelqu'un que la douleur a lentement façonné, Les yeux remplis d'orages, l'âme couverte de cendres, À force de tomber si bas, j'ai oublié comment tendre. J'entends les fantômes du passé dans les couloirs, Ils récitent mes échecs comme une prière du soir, Chaque souvenir heureux finit par devenir triste, Comme une fleur qui se fane dans un jardin sans lumière. Refrain Y'a qu'le vide... dans ma poitrine, Un trou noir qui grandit quand le silence domine, Y'a qu'le vide... dans mes veines, Comme si la vie elle-même avait quitté la scène. Y'a qu'le vide... dans mes pensées, Des milliers de morceaux que personne peut recoller, Y'a qu'le vide... et son étreinte froide, Quand même les étoiles refusent de me voir. Couplet 2 J'ai marché sous la pluie pour cacher mes larmes, J'ai porté des sourires comme on porte une arme, Personne n'a vu les fissures sous la peinture, Personne n'a compris la profondeur des blessures. J'ai perdu des frères, des amours et des chemins, Aujourd'hui j'avance seul, le regard vers demain, Mais demain ressemble trop à hier parfois, Un autre chapitre sombre écrit de la même voix. Les murs de ma chambre connaissent toutes mes peines, Les insomnies qui m'étouffent et les regrets qui reviennent, Je parle au plafond quand la nuit devient trop lourde, Comme un condamné qui attend que son heure tombe. Pont J'ai voulu fuir mes démons mais ils vivent sous ma peau, Ils connaissent mes faiblesses, mes blessures, mes défauts, Ils me soufflent à l'oreille que tout est terminé, Que même l'espoir a fini par m'abandonner. Alors j'avance dans le noir sans chercher la sortie, Le cœur rempli de cendres, l'âme remplie de pluie, Comme un revenant perdu entre deux univers, Trop vivant pour partir, trop mort pour revenir en arrière. Couplet 3 Les lumières de la ville ressemblent à des étoiles mortes, Des souvenirs d'un monde qui m'a laissé devant la porte, J'ai frappé si souvent que mes poings saignent encore, Mais personne n'ouvre jamais quand la détresse frappe fort. Le temps passe mais n'efface rien de ce qu'il touche, Il recouvre juste les blessures d'une nouvelle couche, Et sous les cicatrices dorment encore les douleurs, Prêtes à ressurgir quand faiblit le cœur. J'ai vu mes rêves mourir un à un dans le brouillard, Comme des bougies qu'on souffle au fond d'un vieux couloir, Maintenant j'avance avec les poches pleines de fantômes, Et le vide pour seul compagnon sur le trône. Refrain final Y'a qu'le vide... dans mon âme, Les restes d'un incendie qui consume mes flammes, Y'a qu'le vide... quand tombe la nuit, Quand les ombres viennent danser autour de ma vie. Y'a qu'le vide... et ce froid éternel, Qui transforme les souvenirs en morceaux de ciel, Y'a qu'le vide... au bout de mon histoire, Comme une dernière lumière qui s'éteint dans le noir...


