Le froid hivernal Aujourd’hui, je suis allé passer une échographie abdominale à l’hôpital, en transport en commun comme d’habitude. Au retour, il faisait tellement froid que je suis revenu au terminus de départ pour reprendre le même autobus en direction inverse, car je n’étais pas en état d’attendre l’autobus de l’autre côté de la rue : l’agression du vent était trop difficile à endurer à basse température, même en abribus. Les gens hors du Canada ne peuvent pas s’imaginer à quel point le maintien de la température du corps est mis à rude épreuve. J’étais chaudement habillé, mais je portais des gants d’automne : j’ai failli me geler les doigts. La vélocité du vent, le temps dur, l’indice humidex, tout cela devient complexe lorsqu’on est insulaire, exposé au grand air. Par jour de basse température, on évite de s’exposer aux forces de la nature. Une engelure arrive si vite : il faut à tout prix l’éviter.