[Intro] [Verse 1] Dans les couloirs blancs, où le temps m’épuise, J’entends "Descartes" murmurer "Je pense, donc Je suis" Mais moi, je pense trop, et ça m’abîme, Les rideaux me parlent plus que mes amis. On m’a dit : "Camus" a trouvé l’absurde sublime," Moi je le vis sans le moindre éclair de génie. Un cachet bleu pour tuer les rimes, Un sourire figé, théâtre de ma tragédie. [Chorus] Et... j’tourne en rond dans ma cage sans barreaux, Les rêves sont morts, noyés sous les maux. "Platon" m’attend peut-être en haut, Mais ici, c’est.. Haldol et repos. Et... j’tourne en rond dans ma cage sans barreaux, Les rêves sont morts, noyés sous les maux. [Verse 2] "Nietzsche" disait qu’il fallait devenir soi-même, Mais à force de crier, j’sais plus trop qui j’aime. On joue aux fous dans ce théâtre sans scène, Les jours se répètent, les heures sont les mêmes. "Kafka" m’écrit des lettres dans ma tête, Des métamorphoses dans mes tempêtes. La douleur est là, mais tout est muet, Même mon ombre refuse de me suivre en secret. [Chorus] Et... j’tourne en rond dans ma cage sans barreaux, Les rêves sont morts, noyés sous les maux. "Platon" m’attend peut-être en haut, Mais ici, c’est.. Haldol et repos. Et... j’tourne en rond dans ma cage sans barreaux, Les rêves sont morts, noyés sous les maux. [Verse 3] J’ai griffonné "Baudelaire" sur les murs, "Tu m’as donné ta boue, j’en ai fait de l’or pur." Mais ici, l’or se dissout dans les piqûres, Et le spleen prend racine dans les fissures. J’entends "Sartre" dire : "L’enfer c’est les autres," Mais moi l’enfer, il est dans mes propres fautes. Chaque silence est un cri qu’on égorge, Et chaque nuit, un poème qu’on dévore. [Chorus] Et... j’tourne en rond dans ma cage sans barreaux, Les rêves sont morts, noyés sous les maux. "Platon" m’attend peut-être en haut, Mais ici, c’est.. Haldol et repos. Et... j’tourne en rond dans ma cage sans barreaux, Les rêves sont morts, noyés sous les maux. [Outro - Fade out] Et... j’tourne en rond dans ma cage sans barreaux, Les rêves sont morts, noyés sous les maux.