
02. CELUI QUI N'A JAMAIS COMMENCÉ
- Une œuvre originale de Uther el Conti, réalisée avec assistance créative - © Copyright 2026 - This song is part of the playlist "LA TRINITÉ DU DOUTE" https://suno.com/playlist/e22b0fc7-f399-45db-a720-ed6cde8e5752 ____________________ [Intro] Avant le premier jour, il n'y avait pas de veille. Avant la première seconde, il n'y avait pas d'attente. Et pourtant, tu serais là. Depuis toujours. Mais que signifie « toujours » quand le temps lui-même n'a pas encore commencé ? [Couplet 1] Je remonte les siècles, je traverse les âges, j'arrache aux étoiles leurs derniers témoignages. Je cherche une naissance, un premier battement, mais chaque origine réclame un avant. Qui t'a donné ton nom ? Qui t'a donné ton être ? Et si personne ne t'a fait, pourquoi faudrait-il que tout le reste ait besoin d'un maître ? [Refrain] Celui qui n'a jamais commencé, celui qui n'a jamais été créé. Avant le vide, avant la lumière, avant le temps, avant la poussière. Tu serais là, sans avoir à venir. Tu serais là, sans pouvoir devenir. [Couplet 2] On me dit : « Il est celui qui est. » Mais mon esprit cherche encore une porte derrière cette éternité. Une cause derrière la cause. Une main derrière la main. Et si je trouve une réponse, je lui demande d'où elle vient. Peut-être que l'erreur n'est pas dans ton silence, mais dans cette manie de chercher une naissance à ce qui n'en aurait pas. [Refrain] Celui qui n'a jamais commencé, celui qui n'a jamais été créé. Ni premier souffle, ni dernier soir. Une éternité sans mémoire. Tu serais là, sans avoir à venir. Tu serais là, sans pouvoir devenir. [Pont] Si tu es éternel, tu n'as jamais attendu. Si tu es immuable, tu n'as jamais changé. Alors pourquoi créer ? Pourquoi quelque chose plutôt que rien ? Était-ce une volonté sans commencement ? Un acte éternel ? Ou suis-je simplement en train d'appliquer mes questions humaines à ce qui leur échappe ? [Couplet 3] Je pourrais t'appeler la première cause. Mais une première cause qui n'a pas de première heure reste pour moi une énigme. Je pourrais t'appeler la nécessité. Mais donner un nom à ce que je ne comprends pas ne me donne pas la compréhension. Je pourrais m'agenouiller. Je pourrais nier. Mais ni mes genoux ni mon refus ne prouvent que tu es là. [Refrain Final] Celui qui n'a jamais commencé, celui qui n'a jamais été créé. Si tu es là, tu n'as pas besoin que je t'invente. Si tu n'es pas là, mon ignorance ne te fera pas naître. ne te fera pas naître. [Outro] Je ne sais pas si tu existes. Je ne sais pas si l'éternité a un visage. Mais je sais que mon incapacité à concevoir ton origine n'est pas une preuve de ton existence. Et mon incapacité à te comprendre n'est pas davantage une preuve de ton absence. Je ne sais pas.

