
Comment zébrer nos épanchements Je ne prie que pour l'oubli dans le vent Et d'un voile déposé sur les souvenirs Décaper le vernis d'envie de mes désirs Comment panacher les allées du temps Sans les pigments de folie douce d'antan Sans les effleurements mutins des nuits Distillés en gouttes à gouttes de délits Zèbrons-nous d’ombre sans lumière Je peins tes silences en couleurs délétères Je t'oublie dans le souffle du matin Avant que l'amour ne s’éteigne enfin Sur le chemin des jours qui me restent Sur les nuits pâles et sans remous qui pestent Se passer de folies d'instantanés Se delester des sentiments ancrés Car hier ne sera plus jamais demain Le passé d'émois rampera en vain Sillons figés tels nos amours fossiles Les couleurs délavées en nos exils Zèbrons-nous d’ombre sans lumière Je peins tes silences en couleurs délétères Je t'oublie dans le souffle du matin Avant que l'amour ne s’éteigne enfin Les notes regrets sur la partition Dansent et pleurent à l'unisson Sous nos lunes communes et étrangères Dans l'infini tristesse de nos âmes en guerre Il est venu le temps de l'accalmie de mes tempêtes Il est venu le temps de la brume d'oubli concrète Que le vent emporte sans retour Les restes fanés de notre amour

